vendredi 10 juillet 2009

Voix du Nord: "La salle de l'Union locale CGT du Douaisis porte désormais le nom de Jacques Leclercq"

La salle de l'Union locale CGT du Douaisisporte désormais le nom de Jacques Leclercq
dimanche 05.07.2009, 04:48 - La Voix du Nord

|  HOMMAGE |

Depuis vendredi, le local de l'UL CGT du Douaisis porte le nom de son ancien secrétaire général, Jacques Leclercq, décédé en mars dernier.
Philippe Nalewajek le connaissait bien : leurs routes se sont croisées en 1975, à l'automne et ils ne se sont plus quittés. Vendredi, le nouveau secrétaire de l'UL CGT du Douaisis a rendu hommage à son prédécesseur, Jacques Leclercq, disparu en mars dernier. En mémoire de cet infatigable syndicaliste - « on pouvait l'appeler chez lui à n'importe quel moment, y compris les samedi dimanche, et il répondait toujours » -, à la tête de l'Union locale pendant vingt-six ans, le local de la rue des Vierges porte désormais son nom.
Philippe Nalewajek s'est plu à dresser le portrait de ce « camarade  » auprès de qui il a appris « ce qu'était la vie d'un militant de la CGT  » et avec qui il a formé « un duo de choc face aux petits patrons du Douaisis  ». Les souvenirs sont nombreux, les anecdotes aussi. Avec humour, Philippe Nalewajek a ainsi évoqué comment Jacques Leclercq à faire adhérer les habitants de Saint-Pierre et Miquelon (Outre-Mer) à la mutuelle métallurgie du Nord - Pas-de-Calais : « Pour Jacques, les frontières du Douaisis pouvaient s'arrêter à 7 000 km de chez nous !  » Jacques Leclercq a aussi été conseiller municipal PC à Douai et attaché parlementaire de Georges Hage lorsque celui-ci était député. Lui aussi a évoqué ses souvenirs. « J'étais heureux de compter sur lui. C'est pendant cette période que j'ai été le plus présent à Douai par mes interventions à l'Assemblée car Jacques suivait tout. » Une photographie encadrée de Jacques Leclercq a ensuite été dévoilée par sa fille Virginie. L'émotion était là. Le souvenir du syndicaliste aussi. « Dans cette salle, il continuera longtemps à participer à l'élaboration de nos actions car il sera toujours parmi nous », a ajouté Philippe Nalewajek. • S. L

jeudi 2 juillet 2009

Appel du Pôle de Renaissance Communiste en France Aux travailleurs et aux électeurs républicains d’Hénin-Beaumont

Communiqué du PRCF 62 - Juin 2009.
Georges Gastaud, secrétaire départemental du PRCF,
Maurice Ors, militant ouvrier héninois,
Jacques Lacaze, élu municipal de Liévin,
Gérard Six, militant ouvrier de l’automobile,
Dany Mismacque, élu municipal de Lens,
Jean-Michel Padot, élu municipal de Bully-les-Mines.
 
Appel du Pôle de Renaissance Communiste en France
Aux travailleurs et aux électeurs républicains d’Hénin-Beaumont
 
Cher(e)s camarades et concitoyen(ne)s d’Hénin-Beaumont,
 
Toute la France ouvrière, républicaine et antifasciste a les yeux fixés sur Hénin-Beaumont.
 
Certes votre écoeurement face à l’incurie et aux malversations des pseudo- « socialistes » qui se sont succédés à la tête de votre ville, est compréhensible. Ce ne sont pas les militants franchement communistes du PRCF, qui ont tant de fois dénoncé la trahison de la fausse gauche, son ralliement aux idées, au mode de vie et aux pratiques des capitalistes, qui trouveront des excuses aux dirigeants PS qui vous ont trahis. A l’exemple des Mitterrand, Jospin, Aubry, J. Lang et Cie, les dirigeants du PS héninois ont tourné le dos à la classe ouvrière et à la nation républicaine pour rallier la sacro-sainte « construction européenne » du capital qui détruit notre pays en général et notre bassin minier en particulier. Quant à la politique xénophobe et liberticide de Sarkozy, loin d’ « assécher l’extrême droite », elle nourrit le FN dont elle applique le programme !
 
Mais ceux qui, autour du richissime Le Pen, se sont rebaptisés « Front national » en usurpant le nom de l’organisation antifasciste présidée par le Résistant communiste René Lanoy pendant la guerre, n’ont pas de leçon de moralité à donner. La haine contre les ouvriers étrangers, la destruction des services publics, la casse accélérée des retraites, le démantèlement total de l’Education nationale, l’anticommunisme exacerbé, la haine contre le mouvement ouvrier et syndical, le culte du Chef, la volonté de diviser les Français selon leur origine, la multiplication des procès pour racisme et antisémitisme, sans oublier la gestion calamiteuse des villes tenues par le FN dans le Midi, rien de tout cela n’apporterait la sérénité à Hénin, ville ouvrière et historiquement à gauche. Car le FN n’a rien de patriotique : ses dirigeants ne veulent surtout pas fâcher le grand patronat pro-européen, c’est pourquoi le FN ne réclame pas la sortie de la France de l’UE. Non, le but de ces grands amis du capitalisme ultra-libéral, dont Sarkozy applique le programme anti-ouvrier, est d’aggraver sur tous les terrains la néfaste politique antinationale, antisociale et fascisante de l’actuel pouvoir UMP, s’inspire déjà en tous domaines du programme ultra-patronal de Le Pen.
 
Sans rien vous apporter de bon, sinon la honte d’être la première ville ouvrière de France à se doter d’un maire d’extrême droite, la victoire à Hénin d’un maire lepéniste donnerait au FN la caution qui lui manque depuis des années pour faire main basse sur la France : une base ouvrière dans ce Pas-de-Calais prolétarien, bastion de la Résistance au nazisme et patrie des mineurs communistes Fontaine (héninois assassiné par l’extrême droite à l’époque du Front populaire), Michel Brûlé, Debarge, Martha Desrumeaux, qui donnèrent leur vie pour libérer la France de Hitler et de l’extrême droite pétainiste. Attention, camarades ouvriers d’Hénin : en livrant Hénin à Marine Le Pen, vous aideriez involontairement à briser et à dévoyer la résistance populaire de masse à Sarko-MEDEF qui se dessine dans notre pays malgré les Thibault, Chérèque et autres « syndicalistes » à la sauce de Maastricht. Car toujours le fascisme a cherché à se donner une apparence « ouvrière », n’oubliez pas que Hitler se disait national-« socialiste » et que la bannière nazie usurpait même la couleur rouge du drapeau ouvrier… pourtant, l’histoire l’a montré, les fascistes, ces hommes de main du capital, sont les pires ennemis de la nation républicaine ET de la classe ouvrière !
 
C’est pourquoi, quoi qu’il vous en coûte, en pensant non seulement à Hénin, mais aussi à la République, à la France et à l’honneur de votre classe, nous vous appelons à battre à tout prix la liste Briois-Le Pen. Non les Ch’tis ne diront pas « bienvenue » aux ennemis de la République ! Alors, ne donnons pas à M. Le Pen la caution de la classe ouvrière du nord pour soumettre la France à l’extrême droite !
 
Mais bien entendu, barre la route à M. Le Pen est une mesure d’urgence qui ne résout rien au fond. Pour éradiquer l’extrême droite, battre Sarko-MEDEF, congédier la fausse gauche, rendre aux villes populaires des directions dévouées au peuple il faut que la classe ouvrière se dote à nouveau d’un vrai parti communiste lié aux travailleurs, 100% opposé à l’Europe de Maastricht, luttant pour une société où le pouvoir politique et les grandes entreprises n’appartiendront plus aux capitalistes mais au monde du travail. Un vrai PC indépendant du PS qui associe le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore de la Révolution française.
 
C’est à reconstruire un tel parti que travaille le Pôle de Renaissance Communiste en France qui appelle à sortir la France de l’Union européenne du capital avant que l’Europe supranationale, avec son maudit euro, ses privatisations et ses délocalisations n’ait achevé de casser nos industries et notre classe ouvrière. Oui nous pouvons reconstruire notre pays, sa grande industrie, ses services publics, sa culture, son université, son école publique, son hôpital, sa Sécu, ses retraites, ses libertés publiques étranglées par Sarko-MEDEF !
 
Oui il est possible, si la classe ouvrière et la jeunesse se mettent en mouvement, comme ce fut le cas lors du référendum du 29 mai 2005 ou dans la lutte contre le CPE, de construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle où les travailleurs français et étrangers s’associeront pour la justice, la liberté et la paix. Oui nous devons imposer l’interdiction des délocalisations et des privatisations, la ré-industrialisation de la France sous l’égide d’un fort secteur nationalisé, la reconstruction du service public, des retraites et de la Sécu, l’augmentation des salaires et des revenus du travail, y compris le revenu des artisans, en prenant sur les gros actionnaires gavés d’argent public par Sarkozy, avec l’accord de Le Pen !
 
Avec le discrédit de la fausse gauche et de l’Europe qu’a marqué l’abstention massive aux européennes, la classe ouvrière peut prendre la tête d’une grande rassemblement populaire majoritaire pour sauver et changer la France républicaine, étranglée par l’UMP, le MEDEF et l’UE capitaliste. Cette chance, un vote ouvrier pour l’héritière Le Pen la gâcherait de manière suicidaire en salissant l’image de la classe ouvrière progressiste et accueillante du Nord-Pas-de-Calais. En faisant du bassin minier « rouge » du Pas-de-Calais un bastion de l’extrême droite, les électeurs d’Hénin-Beaumont aideraient le grand capital à tuer la France en l’enfernant dans l’alternative mortelle entre les Partis Maastrichtiens et l’impasse sanglante de la xénophobie.
 
Ouvriers et employés d’Hénin, ne trahissez pas vos pères communistes, socialistes, résistants et antifascistes. Soyez dignes de la classe progressiste, patriotique et internationaliste des travailleurs. Pas de fachos dans le bassin minier ni ailleurs, pas une voix ne doit manquer pour faire barrage à l’héritière Le Pen ! Ensemble à l’action dès la rentrée contre Sarko-MEDEF et l’UE du capital, pour l’emploi, les salaires, les libertés, l’indépendance nationale et la paix !
 
La noble classe ouvrière du nord doit prendre la tête de la reconstruction d’une vraie gauche franchement communiste, républicaine, antifasciste, anticapitaliste et 100% anti-Maastricht !
Nous signalons cependant par honnêteté que le NPA héninois avait lancé un appel à toute la « gauche de la gauche » à faire une liste sans le PS et le Modem sur un programme se réclamant de l’anticapitalisme. Le PRCF ne partage pas les positions du NPA sur l’Europe, mais il juge que cette initiative était honnête. Il est triste que les appétits de pouvoir de certains en aient décidé autrement.

samedi 27 juin 2009

Une majorité d'Allemands de l'Est nostalgiques de l'ex-RDA

LEMONDE.FR avec AFP | 26.06.09 |
12h38  •  Mis à jour le 26.06.09 | 17h26

près de vingt ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, que pensent les Allemands de l'Est de l'ex-République démocratique allemande (RDA) ? D'après un sondage de l'Institut Emnid publié vendredi 26 juin par le quotidien Berliner Zeitung, une majorité d'entre eux sont d'avis que l'ex-RDA avait "davantage d'aspects positifs que négatifs", alors que leurs concitoyens de l'ouest du pays sont d'un avis contraire.
"Il y avait quelques problèmes, mais globalement on y vivait bien", soulignent ainsi quarante-neuf pour cent des 1 208 personnes interrogées dans l'est du pays. Si l'on y ajoute les 8 % de sondés dans les "nouveaux Länder" (Etats fédérés) qui estiment que "la RDA avait surtout de bons côtés [et qu'on] y vivait heureux et mieux que dans l'Allemagne réunifiée d'aujourd'hui", ce sont en tout 57 % des Allemands de l'Est qui défendent l'héritage de l'ancien Etat communiste.
A l'inverse, dans l'ouest du pays, les trois quarts des personnes interrogées dressent un bilan négatif de la RDA. Pour 52 %, l'ex-Allemagne de l'Est avait "surtout des aspects négatifs" et pour 26 % "davantage d'aspects négatifs que positifs". Selon le ministre en charge de l'ex-RDA, Wolfgang Tiefensee, commanditaire de cette étude, ces résultats montrent la nécessité de "ne pas relâcher les efforts pour nous confronter à l'histoire de la RDA".
Selon un rapport officiel présenté début juin, le niveau de chômage demeure presque deux fois plus important dans l'ex-RDA que dans les régions de l'ex-Allemagne de l'Ouest (13,2 % contre 7 %), mêmes si l'Est encaisse "pour le moment" mieux que l'Ouest l'onde de choc provoquée par la crise économique.

vendredi 26 juin 2009

Lettre à Mr le Maire: Antenne-relais sur la commune d'Eleu-dit-Leauwette

PRCF-cellule d'Eleu                                 Eleu-dit-Leauwette: le 26/05/09
2, rue des Flandres
62300 Eleu-dit-Leauwette
 
 
 
 
objet: Antenne-relais sur la commune
 
 
 
Monsieur le Maire,
 
Suite à notre entretien datant du 5 mai 2009 au cours duquel nous vous avions remis un courrier vous interpelant quant à la présence d'une antenne-relais à côté de l'école Hélène Boucher et sur sa nocivité supposée, nous n'avons pas eu de nouvelles de votre part.
Nous nous permettons donc de vous contacter de nouveau afin de vous faire part d'une proposition qui a eu lieu au cours du récent« Grenelle  des antennes », bien que nous ayons la conviction que vous avez engagé depuis notre visite des démarches remettant en cause la présence de l'antenne au nom du principe de précaution et en tant que garant et responsable moral de la santé de vos administrés.
Cette proposition, émanant de plusieurs associations et reprise par Mme Jouanno, secrétaire d'état à l'écologie, consiste pour la ville d'Eleu à devenir une ville pilote candidate à la mise en place d'expérimentation grandeur nature du seuil de précaution de 0,6 V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants. Cette proposition a reçu le soutien de l'association des maires de France notamment. Une quinzaine de communes se sont déjà portés candidates à ce processus, après aval du conseil municipal, dont Courbevoie, Pau ou plus proche de nous, Niergnies, petite ville de 500 habitants à côté de Cambrai...
En espérant recevoir une écoute favorable et active à nos différentes requêtes, dans l'intêrét de la santé actuelle et future de tous les éleusiens et de leurs enfants, recevez monsieur le maire, l'expression de nos sentiments républicains.
 
Pour le PRCF-cellule d'Eleu,
Jean-Claude Facquez//Jean-Pierre Sienkiewicz

samedi 20 juin 2009

COMMUNIQUÉ de "la libre pensée": De l’accord Kouchner à la proposition de loi Carle : La laïcité est profondément menacée !

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

Tél : 01 46 34 21 50 - Fax : 01 46 34 21 84

Courriel : libre.pensee@wanadoo.fr

Site: http://librepenseefrance.ouvaton.org/





COMMUNIQUÉ
 
De l’accord Kouchner à la proposition de loi Carle :
La laïcité est profondément menacée !
 
 
A l’heure où se multiplient les prises de positions les plus diverses, la Libre Pensée tient à rappeler l’action incessante qu’elle mène pour la défense de la laïcité de l’Ecole publique et de l’Etat. La Fédération nationale de la Libre Pensée s’honore d’avoir été parmi les premiers à alerter l’opinion publique sur la question des accords diplomatiques conclus entre la France et le Vatican et avoir mobilisé contre cette destruction de l’Ecole républicaine.
 
 
> Le 25 janvier 2008, la Libre Pensée était reçue à Matignon par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre. Notre délégation soulevait ce problème. Matignon nous répondait que la loi de 1880 ne serait pas modifiée.  
 
> Le 29 avril 2008, la Libre Pensée était reçue au Ministère de l’Education nationale pour soulever à nouveau ce point. Les mêmes assurances qu’à Matignon nous étaient données et on nous demandait de voir avec Valérie Pécresse. Celle-ci n’a jamais donné suite.  
 
> Le 22 décembre 2008, en réaction à l’annonce de l’accord diplomatique, la Libre Pensée publiait un communiqué dénonçant la volonté présidentielle de remettre en cause le monopole de la collation des Grades.  
 
> Le 28 avril 2009, la Libre Pensée publiait un communiqué exigeant l’annulation du décret transposant l’accord diplomatique et annonçant qu’elle déposait un recours au Conseil d’Etat.
 
> Le 4 mai 2009, la Libre Pensée déposait officiellement son recours au Conseil d’Etat pour l’annulation du décret. Le recours était officiellement enregistré sous le numéro 327663 en date du 12 mai 2009.
 
Le 15 juin 2009, une proposition de loi dite «  Carle », votée par le Sénat, sera soumise à la délibération des députés. Ce texte est dans la droite ligne de l’article 89 de la loi d’août 2004 visant à imposer des dépenses exorbitantes aux communes pour financer l’école privée. Loin de remettre en cause l’ancien article 89, la proposition de loi va renforcer encore la fuite des fonds publics vers l’enseignement privé à 95% catholique.
 
Contre la liberté des communes de décider de son budget, la proposition de loi va créer de toutes pièces des dépenses imposées importantes et obligatoires aux municipalités. C’est un véritable racket financier qui va voir le jour si l’Assemblée nationale adopte cette proposition.
 
La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle que, chaque année, ce sont 10 milliards d’euros de fonds publics qui sont détournés de leurs missions républicaines pour financer l’Eglise catholique et ses œuvres. Cela représente l’équivalent de 20% de la collecte de l’impôt sur le revenu.
 
La laïcité bafouée, les communes étranglées, C’est la République que l’on assassine !
La Libre Pensée appelle l’opinion publique, les Elus nationaux, locaux, les associations laïques à se mobiliser ensemble contre ces nouvelles atteintes à la laïcité républicaine.
 
Paris, le 5 juin 2009

lundi 15 juin 2009

journée intersyndicale du 13 juin 2009: Battre les naufrageurs pour éviter le naufrage et repartir à la reconquête

Pôle position/ Réflexions de la commission luttes du PRCF
sur la journée intersyndicale du 13 juin 2009.
 

Battre les naufrageurs

pour éviter le naufrage et repartir à la reconquête
 
Comme le PRCF et ses militants syndicaux l’avaient dit depuis le début, la pseudo-« stratégie » des états-majors syndicaux alignés sur Chérèque et sur la Confédération européenne des syndicats ne pouvait que mener le mouvement populaire français dans une impasse. Après le demi-succès du 1er mai (au regard des enjeux sociaux), après le bide organisé du 26 mai, les manifestations sans grève, un samedi après-midi, du 13 juin ont été un échec, même s’il faut saluer les salariés qui s’y sont rendus courageusement sans avoir, pour la plupart, d’illusions sur leur succès.
 
Ainsi, depuis des mois, et même depuis des années (les temps forts ont été les grèves de cheminots de 1995, les grèves de la fonction publique en 2003, l’insurrection citoyenne de la jeunesse en 2006 contre le CPE et, cet hiver les immenses manifs et les grèves dures avec séquestration de patrons dans le privé), les travailleurs crient « tous ensemble » et même « tous ensemble ET EN MEME TEMPS », ils scandent « grève générale », ils affirment dans tous les sondages qu’une majorité large d’entre eux est prête à la grève générale jusqu’à obtenir satisfaction (si bien sûr ils sentaient du « répondant » dans les états-majors) et on leur répond mouvements séparés dans les différentes corporations, ou grosses manifs interpro mais trop espacées, le plus souvent sans mots d’ordre de grève clairs (Thibault a même osé déclarer en 2003 que « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays »), refus absolu d’organiser une vraie PREMIERE grève interpro de 24 heures, avec appel partout à se réunir sur le tas pour décider de la suite. On ne met en avant aucune plate-forme syndicale claire CHIFFRANT les revendications, exigeant le relèvement substantiel des salaires, notamment des petits et moyens, interdiction des licenciements et des délocalisations avec au besoin nationalisation démocratique des entreprises licenciant après avoir touché des fonds publics, annulation des suppressions massives de postes d’enseignants, d’infirmières et de fonctionnaires, abrogation des lois scélérates qui cassent la Sécu, les retraites, le droit du travail, la réglementation du SMIG et du temps de travail, etc., refus total des multiples directives européennes dictatoriales qui organisent la casse des acquis sociaux et des services publics, etc.
 
Au contraire, MM. Chérèque, Thibault, Mailly, Aschiéri, courent aux « négocations » bidon avec ce gouvernement qui détruit le droit de grève et les libertés syndicales, qui n’entend que les patrons et qui, après plusieurs millions de manifestants salariés dans les rues, n’a entendu que les « revendications » de Parisot demandant le travail du dimanche et l’abrogation de fait du SMIC ! Pire, les très fortes mobilisations de nos compatriotes des DOM-TOM n’ont même pas donné lieu à un meeting intersyndical de soutien en métropole ; quant à l’admirable lutte des chercheurs, étudiants et universitaires contre le démontage de l’université et la casse des concours de l’enseignement, elles ont tout bonnement été ignorées et méprisées par les bonzes syndicaux et par leurs petits frères socialo-dépendants de l’UNEF euro-alignés. Ne parlons pas des ouvriers du privé qui ont été laissés tout seuls, de Conti aux équipementiers automobiles, la fédération CGT de la métallurgie (proche de Thibault) refusant même d’organiser une manifestation nationale de l’automobile proposée par de nombreux syndicats. Enfin, cerise sur le gâteau, alors que le patronat et le gouvernement répriment le syndicalisme de lutte, c’est à une véritable chasse aux sorcières syndicales que s’est livrée la confédé CGT en attaquant, à Douai notamment, les syndicalistes comme Jacques Leclercq qui refusaient de s’aligner sur l’orientation défaitiste et européiste de la CGT confédérale.
 
C’est qu’en réalité, depuis des années, l’état-major de la CGT et celui de la FSU, les deux principales organisations de masse issues du syndicalisme de lutte, n’ont cessé, dans la foulée des reniements du PCF en « mutation », de donner des gages d’assagissement au syndicalisme d’accompagnement euro-formaté représenté par la C.E.S., cette courroie de transmission de l’Europe maastrichtienne qui a appelé à voter oui à la constitution européenne et dont le président, John Monks, demande aux syndicalistes de « sauver le capitalisme de lui-même ». On a même gaspillé et dévoyé le mécontentement social cet automne en faisant défiler les syndicalistes CGT, avec leur drapeau rouge, sur le piteux mot d’ordre CES « pour un travail décent ». Pendant que l’on casse l’emploi industriel en France, que l’on démonte tous les acquis sociaux nationaux hérités du Front populaire, de la Résistance et de 1968, la CGT-Thibault ne dit pas un mot contre cette Union européenne dont le dogme central, qui détruit toute notre industrie et déclasse toute notre classe ouvrière, est que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde ». Au lieu de défendre les acquis nationaux de chaque pays pour chercher l’alignement par le haut, on nous promet mensongèrement « l’Europe sociale » qui est le dogme commun de Chérèque, Thibault, Mailly et même de SUD, mais aussi de leurs amis « euroconstructifs » du PS, des verts, du « Front de gauche » et des euro-trotskistes du NPA et de LO comme si quoi que ce soit de positif pour les peuples était jamais venu de Bruxelles !
 
Face à cette stratégie défaitiste dont le vrai but, à demi avoué par Sarko et Fillon qui félicitent les dirigeants syndicaux pour leur « responsabilité », est d’USER le mouvement social et d’EVITER l’affrontement de classes GAGNANT avec Sarko-MEDEF et l’Europe, le gouvernement s’apprête à renforcer sa politique de « rupture » avec ce qu’il appelle avec mépris « l’exception française », c’est-à-dire l’héritage républicain de la Révolution française et le legs social du Conseil national de la Résistance, dans le but d’aligner à 100% la France sur l’inhumain « modèle » (sic) anglo-saxon qui a fait de l’Angleterre et des Etats-Unis des jungles sociales.
 
Mais le pouvoir et ses « amortisseurs » syndicaux n’ont pas partie gagnée. D’abord de nombreux syndicalistes de classe voient de plus en plus clair sur le suicide syndical que leur propose Thibault et Aschiéri, qui piétinent les traditions combatives de la CGT et de la FSU pour cultiver une « unité » avec le jaunissant Chérèque, le « syndicaliste » favori du MEDEF. Dans de nombreuses structures syndicales, la fronde grandit contre ceux qui n’usurpent la référence à la CGT que pour préparer sa fusion, d’abord idéologique, puis organisationnelle, avec la CFDT, de manière à parfaire la mainmise de la CES sur le syndicalisme français.
En outre, il y a une maturation générale de la classe laborieuse et de la jeunesse de France sur la question européenne : déjà 72% des ouvriers, 65% des employés et 62% des moins de 25 ans avaient voté non à la constitution européenne. Cette méfiance profonde envers l’intégration européenne qui désintègre la France et sa classe ouvrière s’est approfondie avec les 60% d’abstention –72% chez les moins de 25 ans et 64% chez les ouvriers !- aux élections européennes, auxquelles s’ajoutent plus d’1 million de bulletins nuls et blancs. En réalité, les sarko-amortisseurs Chérèque, Thibault, Mailly et Aschiéri, ont de plus en plus de mal à « vendre » leur Europe sociale et leur stratégie défaitiste.
 
Reste à reconstruire un véritable syndicalisme de classe. Celui-ci a besoin de l’intervention de tous les vrais communistes, non pour chapeauter ou « noyauter » le mouvement syndical de classe, mais pour l’aider à se reconstruire en défendant l’indépendance syndicale, aujourd’hui lourdement menacée par l’Europe, par le patronat et par le gouvernement (lois sur la représentativité syndicale assurant un monopole de fait aux confédérations « assagies »), et aussi par l’anticommunisme des dirigeants confédéraux qui ne cessent d’agresser Cuba et le communisme historique dans leurs publications. Les salariés ont besoin de syndicats qui ne soient plus euro-formatés, sarko-domestiqués et parisot-blablateurs mais qui soient 100% DEPENDANTS des intérêts du monde du travail.
 
C’est cette indépendance par rapport au gouvernement, à l’Europe et aux patrons que, dans le total respect de la démocratie syndicale et ouvrière, le PRCF aidera de tous ses modestes moyens, le mouvement syndical de classe à reconquérir car il y va de l’avenir de la classe ouvrière, de l’intérêt national, et de la montée en puissance d’une véritable Europe des luttes non pas pour l’Europe sociale, mais CONTRE l’euro-dictature patronale de Bruxelles.

lundi 8 juin 2009

Premières observations du PRCF sur le résultats des élections européennes- 7 juin 2009

L’aspect principal des européennes en France est l’abstention très majoritaire et en forte hausse de l’électorat en général et de l’électorat populaire en particulier. A ce chiffre, il faudrait ajouter les 781 000 votes nuls : au total, 61,5% des électeurs ont ainsi délégitimé les élections au « parlement » supranational. Loin d’avoir manqué à leur devoir citoyen comme le prétendait la campagne médiatique de culpabilisation, des millions d’électeurs ont de fait boycotté l’élection supranationale, comme l’ont fait d’ailleurs la grande majorité des autres habitants de l’UE : des chiffres à comparer avec la participation massive au référendum de 2005 qui avait vu l’éclatante victoire du « non », avec en tête du Non citoyen les ouvriers (73%) et les 18/25 ans (62%)….
 
Ainsi, malgré la censure totale qui a frappé les partisans de l’abstention citoyenne, malgré le harcèlement politique d’Etat dont les électeurs, y compris les jeunes des lycées publics, ont été la cible sur le thème de la pseudo-« citoyenneté européenne », la majorité des électeurs a fait la grève des urnes ; de manière très encourageante, les jeunes ont refusé le bourrage de crâne dont ils font l’objet puisque d’après les sondages, 72% des 1825 ans n’auraient pas voté ! De manière de plus en plus consciente, les Français, à l’avant-garde desquels se trouve la classe ouvrière et la jeunesse, portent condamnation de la sacro-sainte « construction européenne ». Plus éveillés politiquement que la gauche et l’extrême-gauche établies, la classe ouvrière et une bonne partie de la jeunesse saisissent de mieux en mieux que l’UE n’est qu’une dictature capitaliste, destructive du progrès social, des nations, de la paix et de la démocratie. En particulier, les Français n’ont pas oublié la manière dont l’UMPS en France, puis le « parlement » européen, ont violé le Non souverain émis par notre peuple en mai 2005 en adoptant le traité de Lisbonne.
 
Avec l’abstention-sanction à 60%, un seuil politique a été franchi : en France et dans d’autres pays d’Europe, l’électorat populaire, a compris qu’il n’y a définitivement rien de bon à attendre de l’UE. Après le non de mai 2005 à l’euro-constitution, c’est la seconde rupture citoyenne et de classe majeure de notre peuple avec cette « construction européenne » capitaliste et supranationale qui est le vrai programme commun de l’UMP, du MODEM, du PS et des « Verts », Cohn-Bendit en tête. Ainsi, la fracture de classe s’aiguise dans le pays entre les « élites euroconstructives » de tous bords, et la nation laborieuse : là est la donnée politique majeure sur laquelle une alternative progressiste doit faire fond à l’avenir.
 
Cette abstention massive est d’abord l’effet de l’expérience sociale cruelle subie par notre peuple depuis les traités de Rome et de Maastricht, avec leur cortège de casse sociale généralisée. Sans bien entendu revendiquer la paternité de cette abstention massive, le PRCF est fier, avec ses moyens modestes, d’avoir mené une campagne militante dynamique en direction des masses pour l’abstention citoyenne. Il a ainsi contribué à rendre vie à l’idée léniniste d’avant-garde populaire en lançant des mots d’ordre percutants, exigeant le retrait de la France de l’UE et appelant à une nouvelle République sociale et souveraine en marche vers le socialisme.
 
Les résultats des partis établis, qui ont tous joué leur rôle de rabatteurs de l’UE, doivent être fortement relativisés car tous ceux qui ont cautionné l’élection supranationale sont visés par l’abstention-sanction.
 
Parti « majoritaire », l’UMP, qui regroupait pourtant l’essentiel des droites, n’obtient que 12% des inscrits. Au demeurant, l’avenir du pays se jouera dans les luttes de l’automne, et non dans le consensus droite/PS/Verts du « parlement » non représentatif de Strasbourg.
 
Le PS est de plus en plus REJETE par la classe ouvrière qui ne lui pardonne pas d’avoir voté le traité de Lisbonne, de piloter la mondialisation capitaliste à travers Strauss-Kahn (FMI) et Lamy (OMC) et d’être un pilier de cette intégration européenne qui tue notre pays. Le PS est à la fois déserté par les ouvriers et par les « bobos », que le pouvoir UMP rabat ostensiblement vers le social-libéral Cohn-Bendit. Comme toute la social-démocratie européenne (le SPD allemand est en chute libre), le PS est entré dans une crise potentiellement explosive. Cela peut être une chance pour le mouvement populaire si et seulement si les vrais communistes s’unissent pour appeler ensemble à sortir la France de l’UE, pour accuser le capitalisme, refuser l’euro-criminalisation du communisme et avancer la perspective d’une société socialiste.
 
Cependant, une partie des classes moyennes, et c’est préoccupant, se détache du PS pour se tourner vers les ultra-européistes de Cohn-Bendit. Il faut démasquer cet anticommuniste de toujours, qui est aux avant-postes de la casse de l’euro-fédéralisation de la République française et qui veut cyniquement régionaliser nos services publics. Quant à Bayrou, il paie son double langage, écartelé qu’il est entre son discours républicain et l’engagement notoirement atlantique, libéral et antinational de son parti eurofédéraliste, le MODEM.
 
Enfin, les dirigeants de la « gauche de la gauche » peinent à « vendre » leur mensongère « réorientation sociale de l’UE », qu’il s’agisse du NPA, qui parvient médiocrement à mobiliser l’électorat jeune, ou du PC « euroconstructif » de M.-G. Buffet, qui ne se sauve qu’en apparence en se dissolvant dans le Front de gauche et en s’effaçant derrière Mélenchon. Celui-ci ne cache d’ailleurs pas sa volonté de construire une nouvelle social-démocratie « de gauche » sur les ruines du PCF, dont certains dirigeants ne demanderaient pas mieux. En réalité, dans les villes ouvrières l’abstention-sanction frappe aussi les euroréformistes du « Front de gauche » (à Calais, ville de l’ex-maire « communiste » et eurodéputé Jacky Hénin, seuls 18% des électeurs se sont déplacés !).
 
Sans retrouver son étiage antérieur, le FN fait à nouveau des scores inquiétants, notamment dans les régions ouvrières où l’industrie est démolie au nom du libre-échange européen. Certes, la politique xénophobe de l’UMP nourrit l’extrême droite, mais surtout, il est irresponsable que la gauche et l’extrême gauche établies abandonnent le drapeau national au FN : il faut au contraire, comme le firent les Communards, Jaurès et le PCF de P. Sémard, M. Thorez, J. Duclos et B. Frachon, afficher le patriotisme républicain et l’internationalisme prolétarien, car le combat pour une issue socialiste à la crise du capitalisme est inséparable du combat pour l’indépendance nationale.
 
Le PRCF, qui a lancé des appels unitaires à l’abstention avec d’autres organisations communistes, mais aussi avec des organisations et personnalités républicaines non communistes, propose aux communistes qui ont milité pour l’abstention et même à ceux qui ont finalement voté pour Mélenchon-Buffet, de lancer ensemble une campagne de masse pour sortir la France de l’UE du capital. Cela permettrait de catalyser dans l’action la renaissance du vrai PC indépendamment de l’appareil du PC euroconstructif, qui est pieds et poings lié au PS et au « parti de la gauche européenne »…
 
Le PRCF invite aussi les républicains à débattre de la nécessité d’un Front Républicain pour l’Alternative populaire, patriotique et progressiste( FRAPP !), qui passe là encore par l’appel à résister à Sarko-MEDEF, à dénoncer l’euro-fascisation du pays, et à sortir la France du broyeur que constitue l’UE du capital.

lundi 1 juin 2009

LE PS EN GENERAL ET ROYAL EN PARTICULIER RIVALISENT AVEC SARKOZY DANS LA CASSE EUROPEENNE DE LA FRANCE POPULAIRE ET REPUBLICAINE

POLE POSITION du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE
31 MAI 2009
Le PS en général et Ségolène Royal en particulier
rivalisent avec Sarlozy dans l’euro-casse de la France républicaine
   En chute dans les sondages, le parti “socialiste” a tenté vainement d’afficher son unité au meeting de Nantes.

   Ce fut d’abord le discours scandaleux de l’ultra-supranationaliste S. Royal invitant le futur parlement européen à faire un putsch institutionnel, à se transformer en Constituante des “Etats-Unis d’Europe” en violant une deuxième fois (après l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne) le Non catégorique du peuple français à la constitution européenne.

  Sans utiliser les mêmes termes, Martine Aubry, digne fille de  l’eurocrate Delors, père de la rigueur budgétaire et du désastreux euro, est allée dans la même direction. Les dirigeants du PS n’ont d’yeux que pour “l’Europe XXL”, et que mépris pour la rapide destruction de leur propre pays, livré à l’euro-broyage des acquis sociaux, de la laïcité républicaine, du maillage territorial hérité de la Révolution, du pouvoir d’achat populaire, de l’emploi industriel et de la fonction publique. Sans oublier la casse de la langue française au profit de la politique euro-patronale d’anglophonisation totalitaire du continent: d’ailleurs le meeting du PS était pitoyablement placé sous le signe de l’anglophonisation snobinarde de la France puisque la tribune officielle portait le mot d’ordre “first the people!” (ils ne croient pas si bien dire !).

  Comment d’ailleurs le PS pourrait-il défendre la souveraineté de la nation et le monde du travail alors que deux de ses éminents dirigeants, Pascal Lamy (directeur de l’OMC) et D. Strauss-Kahn (directeur du FMI) pilotent la mondialisation capitaliste pour le plus grand malheur des peuples?
 
   Que les dirigeants du Front de gauche, PCF en tête, n’aient pas rompu politiquement avec la social-eurocratie du PS, montre combien “l’alternative” proposée par le FG est illusoire et politicienne.
   Que la fausse extrême gauche du NPA et de LO appelle à réorienter dans un sens progressiste l’Empire européen, cette nouvelle prison des peuples, au lieu d’en sortir pour engager une rupture révolutionnaire nationale et internationale, en dit long sur le « sérieux » politique des euro-trotskistes.

   En revanche il est réjouissant que la base populaire socialiste et communiste s’apprête à s’abstenir massivement pour sanctionner le viol du 29 mai 2009 par l’UMPS, mais aussi pour signifier le REJET populaire de la “construction européenne” 100% impérialiste, cléricale, fascisante, anticommuniste et antinationale, tout en condamnant du même coup Sarkozy, lequel se comporte de plus en plus comme le brutal proconsul de l’Europe, préposé à la désintégration de son propre pays.
 
L’abstention citoyenne, l’abstention sanction est le seul moyen de DELEGITIMER l’Europe supranationale, d’impulser les luttes sociales, de briser les chaînes (parti socialiste européen, parti de la gauche européenne, Confédération européenne des syndicats) attachent le mouvement ouvrier et populaire aux grands monopoles capitalistes qui pilotent à leur seul profit la sacro-sainte “construction européenne”.
 
Le 7 juin, pour défendre le vote exprimé par le suffrage universel en mai 2005 et aussitôt violé par l’UMPS, soyons fiers de nous abstenir et de dire ainsi M… à ceux qui détruisent notre pays, nos emplois et nos acquis.

      Plus que jamais le PRCF dont la campagne de masse (affichage, tractage, présence aux usines…) fait mouche dans la classe ouvrière, et qui tout son possible pour aider les communistes à s’unir sur l’abstention militante et pour encourager les républicains au refus de vote progressiste, appelle le peuple de France à préparer un tout autre 1789 que celui qu’a évoqué à Nantes la bien-nommée Royal, nouvelle Marie-Antoinette de l’Europe réactionnaire: un 89 de lutte qui prendra tôt ou tard la direction d’une sortie de l’UE entraînant une révolte généralisée des peuples de notre sous-continent, ouvrant la voie au socialisme.
 
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 Dépêche AFP
Politique Ségolène Royal lance un appel aux “Etats-Unis d’Europe”
AP | 27.05.2009 | 23:25
Ségolène Royal a lancé mercredi soir un appel aux futurs élus du Parlement européen à construire “les États-Unis d’Europe”. Face à la crise, “il faut que les peuples s’unissent”, “il faut que les députés donnent l’exemple de l’union et le signal de la marche en avant”, a déclaré la finaliste socialiste de l’élection présidentielle de 2007 devant quelque 2.500 militants réunis à Rezé, dans l’agglomération nantaise, pour un meeting de la campagne des élections
européennes du 7 juin.
“A vous de décider que le moment est venu de créer les États-Unis d’Europe, c’est vous qui le ferez”, a poursuivi Mme Royal. “Ce jour viendra, sinon l’alternative vous la connaissez parfaitement : ou l’Europe marche vers l’unité politique, ou elle se disloquera dans les
nationalismes”.
La présidente de la région Poitou-Charentes a comparé la situation d’aujourd’hui à celle de 1789 quand les États-généraux se sont réunis, lançant la Révolution française. “Les délégués des États-généraux n’avaient pas mandat de décréter les droits de l’homme, pourtant ils l’ont fait !”, a-t-elle rappelé.
Ségolène Royal n’a pas précisé les contours de ces “États-Unis d’Europe”. Mais son appel reprenant la vieille idée de Victor Hugo va au-delà du manifeste socialiste pour les élections européennes du 7 juin, et du traité de Lisbonne en cours de ratification par les Vingt-sept.

La présidente de Poitou-Charentes veut “aller beaucoup plus loin que le cadre actuel” et souhaite que le Parlement élu le 7 juin soit une “nouvelle Constituante”, a expliqué sa porte-parole Delphine Batho. Le traité établissant une Constitution européenne a été rejeté le 29 mai
2005 par les électeurs français, puis par les Néerlandais.
Dans son discours qui suivait celui de Mme Royal, la Première secrétaire du PS Martine Aubry n’a pas repris l’appel lancé par sa rivale.

Les vrais buts du 6 juin de Sarkozy

Commémorer le sacrifice des jeunes Anglais, Canadiens et Américains tombés dans le débarquement de Normandie, qui serait contre ? Accueillir à cette occasion le président des Etats-Unis, les premiers ministres anglais et canadiens, qui pourrait y voir malice ?
Sauf que…
Sauf que, bizarrement, la commémoration des sacrifices de nos Alliés d’hier est éminemment sélective. Février 2009 coïncidait avec le 65ème anniversaire de la victoire de Stalingrad, où la Wehrmacht fut frappée à mort par l’Armée rouge. En dehors du PRCF, qui sauva l’honneur en célébrant dans la rue, au métro Stalingrad et en présence des ambassades russe, cubaine et biélorusse, cet événement non moins important historiquement que les batailles de Marathon ou de Valmy, qu’a fait la France officielle ? Rien, si ce n’est un redoublement de vilenies antisoviétiques et anticommunistes dans les médias publics et privés. Et pourquoi aujourd’hui, les présidents des ex-Républiques soviétiques ne sont-ils pas invités à Caen, alors que la MOITIE des victimes de Hitler sont soviétiques et que les Alliés occidentaux n’ont ouvert le « second front » que quand il fut clair, après Koursk et Stalingrad, que l’URSS risquait de gagner SEULE la guerre contre Hitler ?
Sauf que…
Sauf que la Résistance armée, au premier rang de laquelle se trouvaient les communistes, des Maquis de Corrèze aux troupes de choc de Carmagnole-Liberté sans oublier les exploits des Fabien, Debarge et autres combattants FTP de Paris, est sans cesse minorée, déniée, salie et que les livres d’histoire mettent des guillemets salaces à l’expression « parti des Fusillés » quand ils parlent du PCF de Duclos, Tillon et Benoît Frachon. Sauf que l’Education nationale de Darcos a l’impudeur de faire de Guy Moquet, patriote français et militant internationaliste, un jeune « Européen » combattant pour la libération de « l’Europe », un mot qui était alors clairement associé à l’entreprise hitlérienne de destruction de la France et de constitution d’un Quatrième Reich continental !
Sauf que…
Sauf que « Sarko l’Américain » n’est nullement dépourvu d’arrière-pensées puisque toute sa « rupture » consiste à détruire la France républicaine, ses acquis de 1945, ses conquêtes républicaines et laïques issues de la Révolution française (séparation de l’Eglise et de l’Etat, organisation en Etat-nation, en communes et en départements, souveraineté nationale…) et jusqu’à sa langue que le pouvoir et le grand patronat livrent au « tout-anglais » pour aligner notre pays sur le contre-modèle néolibéral anglo-américain. Sarkozy n’est-il pas en train de reformater entièrement l’armée française, de lui faire abandonner son rôle régalien de surveillance des frontières pour l’intégrer de A à Z dans l’armée européenne et dans le commandement intégré de l’OTAN, avec en prime l’installation en Alsace d’un régiment… allemand ?
Sauf que…
Sauf que Sarko-Merkel craignent comme la peste l’abstention-sanction massive qui se profile en France et en Europe contre cette « construction européenne » pilotée par Washington et Berlin, et qui arase à vitesse accélérée les acquis sociaux et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, au point que le parlement européen sortant a, à une écrasante majorité, validé le Traité de Lisbonne qui n’est que la resucée de feue la Constitution européenne rejetée par les peuples français et néerlandais.
Sauf que…
Sauf que l’impérialisme américain a montré et montre encore depuis 1945 que son vrai but n’était pas de libérer les peuples du fascisme, puisque les dirigeants US n’ont cessé depuis cette époque de mener des guerres impérialistes sanguinaires et de soutenir les pires dictatures pourvu qu’elles soient clairement anticommunistes. Et le souriant Obama aura fort à faire, à supposer qu’il le veuille, pour rendre au barbare « Oncle Sam », que les Latino-Américains surnomment « Tio Caiman » (Tonton Crocodile !), un visage moins repoussant.
Sauf que…
Sauf que le peuple français commence à être las du formatage inlassable d’une histoire officielle et mensongère où inlassablement, l’URSS et les communistes sont minorés et salis, où la Résistance française est caricaturée, où l’Education ex-nationale détruit les repères nationaux et républicains de notre jeunesse en lui inventant de toutes pièces un passé « européen » aussi mythique que fut jadis l’enseignement de « nos ancêtres les Gaulois » dans les colonies françaises d’Afrique.
Alors, nous ne sommes pas dupes. Oui à un hommage décent aux jeunes Canadiens, Américains, Anglais tombés sur notre sol et à tous les combattants de la Coalition antifasciste. Mais non au grand sarko-spectacle, non à l’alignement de notre pays sur l’OTAN, non à sa participation à la guerre en Afghanistan, non à sa contribution à l’occupation impérialiste de la Yougoslavie par l’OTAN, non à la révision de l’histoire par la négation de l’apport central de l’URSS à la victoire sur Hitler.
Et surtout, oui à la défense unie par tous les vrais républicains des acquis sociaux du Conseil National de la Résistance que détruit la « rupture » de Sarkozy au service du MEDEF et d’une intégration européenne destructive, que la majorité des Français s’apprêtent à sanctionner en s’abstenant massivement le 7 juin.

vendredi 29 mai 2009

BOYCOTONS L'ELECTION "EUROPEENNE"


DISONS CLAIREMENT
UNE NOUVELLE FOIS:

NON A CETTE EUROPE

DE MALHEUR!

     Un document confidentiel du Conseil de l'Union Européenne datant du 28 avril 2009 (document 8250/09-ECOFIN257), cité par le député du Nord Alain Bocquet, 
intime à la France d'aller plus loin et plus vite dans  "son programme national de réformes, de renforcer la concurrence dans les secteurs de l'énergie et du fret ferroviaire, ainsi que dans les professions réglementées pour moderniser le marché du travail"
      Quelques lignes plus loin, on notifie à la Franc   "poursuivre l'amélioration du cadre général de la concurrence dans les secteurs des services".
      Autrement dit de privatiser plus vite!
     "Ces problèmes doivent etre réglés ; poursuit le texte, tout en respectant l'objectif d'encadrement des couts annoncés par le gouvernement, à savoir une croissance zéro des dépenses publiques"
      Ainsi, c'est très clair, le Conseil Européen réclame plus de conccurence, donc plus de délocalisations et fermetures d'usines, plus d'attaques contre les secteurs et services publics, de nouvelles diminutions des dépenses publiques et sociales, donc plus de licenciements de diminution des salaires et pensions, alors que l'argent coule à flot, pour les banquiers et les multinationales!

    
La seule solution est de sortir de cette europe, de cet monnaie inique qu'est l'euro, de ré-industrialiser la France et notre région en particulier, de retrouver notre indépendance économique et monétaire. L'Europe telle qu'elle existe, a été mise en route sous l'influence du Vatican, (l'évéque de Lille - fait rarissime - a appelé il y a quelques jours, à voter, à ne pas s'abstenir!) des Etats-Unis et du grand capital français par la pire réaction de notre pays.  Tous ces gens ont imposé que soit gravé dans le marbre le principe de la "concurence libre et non faussée", c'est à dire dans la réalité de la domination des grands groupes capitalistes: ceux de l'automobile, de la distribution, de la pèche etc qui vident notr France de ses richesses, de son industrie, de son artisannat, de ses petits commerces de proximité etc ...
Profitons donc de ce scrutin du 7 mai, pour
une nouvelle fois dire NON à cette europe

en boycotant et faisant boycoter les urnes!

mardi 26 mai 2009

Vers une abstention record aux européennes

A deux semaines du scrutin, l’institut Ipsos évoque une abstention supérieure à 60%. Au niveau des intentions de vote, le PS n’est plus crédité que de 20%, son score le plus bas depuis le début de la campagne.
Plus la date du scrutin approche…et moins les électeurs semblent avoir envie de se déplacer jusqu’aux urnes. C’est en tout cas ce que révèle un sondage Ipsos* pour SFR/LePoint/20minutes rendu public mardi, qui prévoit un taux de participation situé entre 35 et 39% pour le 7 juin, soit deux points de moins en seulement une semaine. Et, selon l’Institut, ce phénomène de démobilisation touche presque l’ensemble des partis politiques.
Ainsi, les listes UMP-Nouveau Centre et PS, toujours en tête des intentions de vote, sont en baisse. Les listes UMP-Nouveau Centre sont aujourd’hui créditées de 26% d’intentions de vote, contre 28% il y a seulement deux semaines. Même constat du côté du Parti Socialiste, qui chute également de deux points pour atteindre les 20%. Au mois de mars, pourtant, le parti était crédité de 24% d’intentions de vote, soit une baisse de 4 points en trois mois. Seules les listes Modem connaissent une hausse notable, avec 13% d’intentions de vote, contre 11% à la mi-mai. D’autres listes comme celles de la Lutte Ouvrière (2%), du Nouveau Parti Anticapitaliste (7%) des MPF et CPNT (6%) et Debout la République (1%) restent stables.
Un vote sanction massif
L’hypothèse d’un vote sanction, en tout cas, se rapproche de plus en plus. 47% (contre 45% à la mi-mai) des personnes interrogées souhaitent manifester lors du scrutin leur « opposition à l’action du président de la République et du gouvernement ». Seuls 28% des sondés manifesteront au contraire leur « soutien à l’action » de Nicolas Sarkozy, soit une chute de 10 points par rapport au dernier sondage Ipsos datant du 15-16 mai 2009. Des chiffres qui, dans l’ensemble, sont assez similaires à ceux des Européennes de 2004, où 46% des français prévoyaient de réaliser un vote sanction et au contraire 26% des sondés souhaitaient soutenir la politique gouvernementale.
Enfin, il semblerait que les partis politiques, aux yeux des personnes interrogées, n’ait pas su mener de bonnes campagnes électorales. Moins d’un français sur deux (24%) estiment ainsi que le PS a mené une « bonne campagne », et 37% que l’UMP a su tirer son épingle du jeu. Les Verts-Europe Ecologie arrivent en revanche en tête, avec 40% d’avis positifs. Le Front National, lui, arrive tout en bas du classement, avec seulement 12%.
*Sondage téléphonique réalisé entre le 22 et le 23 mai sur un échantillon de 861 personnes.
Flore Galaud (lefigaro.fr)
26/05/2009 | Mise à jour : 21:56

Le PRCF félicite les citoyens français et les travailleurs qui font majoritairement le choix citoyen de l’ABSTENTION SANCTION contre l’Europe de Sarko-MEDEF !

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France- 26 mai 2009

Elections du « parlement » supranational :

Le PRCF félicite les citoyens français et les travailleurs qui font majoritairement le choix citoyen de

l’ABSTENTION SANCTION contre l’Europe de Sarko-MEDEF !
 
Pas un jour sans que la machine propagandiste du pouvoir, hiérarchie de l’Education « nationale » incluse, ne tente de culpabiliser les électeurs qui annoncent qu’ils s’abstiendront aux élections du « parlement » supranational. Pour l’UMPS et ses « politologues » bien-pensants, l’abstention-sanction populaire massive paraît un profond mystère : elle est au contraire une évidence citoyenne pour qui réfléchit sans préjugés. 
 
Rappelons ces évidences aux « cerveaux d’élite » des états-majors politiques et syndicaux euro-formatés :
 
-en France le vote n’est pas obligatoire, l’abstention est licite ; il est donc scandaleux que tous les moyens d’Etat soient mobilisés pour stigmatiser la MAJORITE des citoyens qui comptent s’abstenir : il est encore plus anormal que les organisations qui, comme le PRCF, prônent l’abstention citoyenne soient en permanence ignorés des médias. D’autant plus que le vote blanc et nul n’étant pas compté chez nous comme vote exprimé, il n’y a pas d’autre moyen que l’abstention pour signifier l’OPPOSITION CITOYENNE à la « construction européenne ».
 
-le scrutin actuel intervient après que le vote Non des citoyens français (mai 2005), néerlandais et irlandais a été violé par Sarkozy, par les députés UMP-PS-UDF, ainsi que par l’euro-parlement qui a aussi piétiné les Non néerlandais et irlandais (Bruxelles veut faire revoter l’Irlande jusqu’à ce qu’elle dise oui !) : en effet les eurodéputés donneurs de leçons civiques ont validé le Traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne, qui étend tous les dispositifs supranationaux et néo-libéraux qu’ont majoritairement rejetés les peuples d’Europe qui ont pu s’exprimer par référendum.
 
-les travailleurs, les citoyens ne s’abstiendront pas parce qu’ils « méconnaissent l’importance de l’Europe dans la vie quotidienne » (l’euroformatage des euro-sujets commence à l’école primaire !), mais parce que très consciemment, ils REJETTENT cette « construction européenne » qui depuis cinquante ans,
 
a)            détruit les acquis sociaux en imposant la réduction des dépenses publiques sociales (retraites, Sécu) alors qu’elle bénit les milliards d’euros publics donnés sans contrôle aucun aux banques et au grand patronat ;
 
b)            réduit a rien les souverainetés nationales et fait des parlements nationaux des machines à transposer aveuglément les « directives européennes » adoptées sans contrôle au niveau supranational ;
 
c)             privilégie outrancièrement les capitalistes aux dépens des salariés, des artisans-pêcheurs et des paysans (casse du droit du travail, police des salaires au nom de l’ « euro fort », abandon de la « préférence communautaire » agricole, etc.),
 
d)            favorise les délocalisations industrielles internes et externes et interdit de protéger et de nationaliser les industries nationales stratégiques en déclassant massivement les ouvriers, techniciens, ingénieurs, chercheurs, de notre pays, qu’ils soient français ou immigrés ;
 
e)            aligne notre pays et tout le sous-continent SUR l’OTAN et sur les aventures guerrières de l’impérialisme US (Yougoslavie !),
 
f)             dissout la République française une et indivisible, ses communes et ses départements en promouvant l’euro-régionalisation des territoires et leur mise en concurrence,
 
g)            casse les libertés démocratiques, aggrave le flicage pan-européen des populations,  met en place une « armée européenne » destinée à combattre les mouvements populaires et persécute les immigrés « non européens »,
 
h)            détruit la laïcité républicaine (séparation de l’Eglise et des Etats, loi de 1905) au nom du « dialogue institutionnel avec les religions » qui privilégie les autorités ultra-réactionnaires du Vatican ;
 
i)             désosse les services publics « à la française » privatisés et asphyxiés au nom des « critères de Maastricht » et de la monnaie unique ; derrière les 34 000 suppressions d’emplois de profs et d’infirmières par an, il n’y pas que Sarko, il y a l’euro fort cher aux spéculateurs !
 
j)             strangule sournoisement les langues nationales en privilégiant outrancièrement le « tout-anglais », en marginalisant l’usage du français dans les institutions européennes et en interdisant, avec la complicité du pouvoir UMP, de protéger les langues nationales ;
 
k)            impose la pensée, la politique et l’économie uniques à travers l’article totalitaire du Traité de Maastricht, repris par tous les traités postérieurs, qui fait de l’U.E. une « économie de marché ouverte sur le monde », ce qui « sanctuarise » le capitalisme et interdit toute politique nationale orientée vers le progrès social, vers la ré-industrialisation de nos pays et vers la réduction du chômage de masse.
 
l)             Loin d’apporter prospérité et liberté aux ex-pays socialistes de l’est, l’UE y a détruit tous les acquis du socialisme, les a soumis aux diktats du FMI, de l’OMC et de l’OTAN, et a fait d’eux des réserves de main-d’œuvre à bas coût utilisées comme une masse de manœuvre pour abaisser les salaires de Dublin à Athènes.
 
m)           En fait de démocratie, l’extrême droite remonte partout en Europe pendant que la droite, les néo-fascistes et certains « socialistes » rêvent d’instaurer une chasse aux sorcières européennes (adoption par l’euro-parlement de textes criminalisant l’URSS de Stalingrad à l’égal des nazis : une répression géante contre les militants communistes et anticapitalistes se prépare dans le silence complice des Wurtz, Mélenchon et du NPA).
 
Face à la nouvelle PRISON DES PEUPLES impérialiste, ultra-capitaliste, antidémocratique et cléricale qu’est l’UE, les travailleurs d’Europe qui choisissent l’abstention sont plus intelligents que leurs « élites » et que leurs prétendus « défenseurs » de la l’euro-gauche et de l’extrême-gauche caviar.
 
Plus subtils que l’UMPS, qui continue de présenter comme un « rêve » une construction européenne que les salariés jetés à la rue et dont beaucoup ne se nourrissent plus correctement, vivent comme un CAUCHEMAR !
 
Plus avisés que la « gauche radicale » établie qui, de Mélenchon au NPA en passant par l’eurocommuniste Wurtz continue son boniment sur l’« Europe sociale » comme si l’on pouvait « moraliser » le IVème Reich européen en formation, un Empire aussi dangereux pour la paix mondiale que l’Empire US dont l’UE est à la fois vassale et rivale dans la lutte que se livrent les monopoles capitalistes pour la domination mondiale.
 
Les travailleurs abstentionnistes sont également plus avisés que ceux qui, en votant Mélenchon le 7, croiront voter communiste alors que Mélenchon et la direction mutante du PCF tireront prétexte de chaque voix portée sur le Front de gauche pour liquider le PC lui substituer un Parti de Gauche à l’allemande, future bouée de secours pour la social-démocratie en difficultés.
 
En réalité, si la France républicaine ne veut pas y laisser sa peau, elle doit sortir de l’euro-broyeur pour reprendre la route du progrès social, reconstruire son économie productive, sauver les acquis du CNR mis à mal par Euro-Sarko, nouer de nouveaux traités progressistes internationaux analogues à l’ALBA qui lie les pays latino-américains.
 
Non l’abstention-sanction n’a rien à voir avec le slogan anarchiste « élections piège à cons » qui invite à mépriser le suffrage universel. Tout au contraire, l’abstention citoyenne est la seule attitude digne face au viol du Non exprimé par le Suffrage universel des Français en mai 2005 et aussitôt piétiné par Sarko-Barroso. Faire respecter la souveraineté du peuple français et des 22 peuples qu’on a refusé de consulter par référendum sur les traités, c’est refuser de valider par son vote ce parlement supranational croupion dont le seul rôle est d’enduire de vernis démocratique l’euro-casse de notre pays au nom d’une intégration européenne qui désintègre l’héritage de 1789, 1905 et 1945. Au contraire, aller voter le 7 juin, c’est involontairement valider la disparition de la France et valider le cadre supranational. D’ailleurs, l’Elysée n’avoue-t-il pas crûment sur son site internet que son seul adversaire à ces élections sera l’abstention !
 
Alors, pour sanctionner d’un coup la Trinité Sarko-Parisot-Barroso, pour couper avec l’illusion de l’Europe sociale et construire la lutte « tous ensemble en même temps », ABSTENTION SANCTION MASSIVE ! C’est à quoi invite le PRCF dont la campagne nationale de tractage et d’affichage reçoit le meilleur écho chez les ouvriers, les agents de la fonction publique, les paysans et dans la jeunesse.
 
Face au déni démocratique des sarko-média, le PRCF propose d’ailleurs aux organisations communistes et républicaines qui appellent à l’abstention citoyenne, d’exiger ensemble du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, qu’il fasse enfin son devoir en donnant la parole, dans leur diversité, aux partisans de l’abstention-sanction citoyenne !
 
Léon Landini,
Jean-Pierre Hemmen,
Georges Gastaud,
respectivement présidents
et secrétaire national du PRCF