samedi 10 octobre 2009

Allocution de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, au colloque de l’ARP sur l’actualité du CNR le 10 octobre

10 octobre 2009 AGECA
Allocution de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, au colloque de l’ARP sur l’actualité du CNR
 
Chers concitoyens, compagnons et camarades,
 
Les raisons qui ont conduit le Pôle de Renaissance Communiste en France à s’associer à l’initiative de l’ARP aux côtés du comité Valmy, du RCR, de RRG et des Gaullistes de Gauche sont si évidentes que mon allocution devrait ne pas vous durer trop longtemps.
 

FIDELITE et CONTINUITE HISTORIQUES

Ces raisons tiennent d’abord à l’histoire. Vous n’êtes pas sans savoir que le PCF clandestin, dont le PRCF continue le combat patriotique et internationaliste, a publié le 10 juillet 40 un appel dont le titre était : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ». Malgré la calomnie, qui ne devient pas vérité pour être inlassablement répétée, le PCF, bien qu’interdit depuis 39, bien que ses militants clandestins encourussent la peine de mort en vertu du décret Sérol, a rapidement mis en place l’O.S., reconnue après-guerre comme une des premiers groupes armés de la Résistance. Malgré la répression, l’Union des Etudiants communistes de Guy Mocquet a organisé dès le 11 novembre 40 une manifestation patriotique à l’Etoile. Dès 40, c’est à St-Raphaël que Roger Landini, frère de notre président Léon, faisait dérailler un convoi en partance vers l’Allemagne. En mai 41 éclatait la grève des mineurs du Nord qui privèrent l’Occupant de charbon français pendant deux mois à l’initiative du communiste Michel Brûlé et du mineur soviétique Vasil Porik. Il suffit d’aller au Mont Valérien, à Chateaubriant, à la Citadelle d’Arras, de rappeler l’insurrection parisienne de 44, les maquis de Corrèze, la prise de Limoges, la libération de la Corse par les FTP, pour confondre les diffamateurs qui amalgament les communistes, qu’animait un idéal de fraternité, aux bourreaux nazis, porteurs d’un projet d’asservissement universel. En voyage à Moscou en 66, De Gaulle y prononça d’ailleurs cette phrase qu’un étudiant d’aujourd’hui a peu de chances d’avoir jamais lue : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur Libération ».
 
Quant aux communistes français, ils ont inlassablement œuvré à l’élaboration du programme du CNR, dont le principal rédacteur, en contact permanent avec Jacques Duclos, fut l’ingénieur communiste Pierre Villon qui reçut le mandat d’associer scrupuleusement l’ensemble des forces patriotiques à l’élaboration du document sous la haute supervision de Jean Moulin.
 
Dire cela ne signifie en rien minimiser le rôle des autres composantes de la Résistance et notamment du chef de la France libre qui, alors que le Comité des forges déclarait préférer Hitler au Front populaire, osa affronter son milieu social, encourir la condamnation à mort de Vichy, lancer l’appel du 18 juin et, prenant appui sur l’allié soviétique, tint tête non seulement à l’Occupant, mais aux manœuvres de certains dirigeants alliés qui préparaient la mise sous tutelle de la France après la défaite allemande.
 
En tout cas, le programme du CNR signé reste un document de portée humaine universelle, à mettre sur un même plan que la Déclaration des droits de 89. Associant toutes les forces républicaines d’alors, ce programme associait toutes les idées qui nous fédèrent aujourd’hui :
 
- restauration de l’indépendance nationale et refus de toute tutelle supranationale sur la France ;
 
-éradication du fascisme, du racisme, et des féodalités économiques qui les avaient financés ;
 
-nationalisation des grands groupes bancaires et industriels en vue de reconstruire le pays de manière démocratiquement planifiée pour permettre au monde du travail de jouir des fruits de ses efforts et de participer démocratiquement à la conduite de l’entreprise ;
 
-mise en place d’une Sécurité sociale protégeant la maladie, la vieillesse, l’enfance et le chômage selon le principe « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » ;
 
-instauration d’une politique étrangère de paix et de coopération internationale.
 
Ces nobles idées furent mises en œuvre à la Libération par le gouvernement d’union présidé par De Gaulle. Non pour valoriser les ministres communistes plus que d’autres mais parce que l’histoire officielle censure leur nom, je rappellerai ici que la nationalisation d’EDF fut l’œuvre du communiste Marcel Paul, rescapé d’un camp de concentration ; c’est Thorez qui mit en place le statut de la fonction publique et celui des mineurs ; c’est Croizat qui institua les retraites par répartition, les conventions collectives, les comités d’entreprise et, par-dessus tout, cette Sécu qu’Obama essaie en vain de créer chez lui. C’est le physicien Joliot-Curie qui réforma le CNRS et qui fonda le CEA. C’est Wallon qui, aidé de Langevin, relança l’Education nationale et jeta les bases d’une école laïque de qualité pour tous.
 

ACTUALITE DE LA DEFENSE DU CNR

Il suffit de rappeler ces avancées, qui forment le socle de ce que l’UMPS appelle dédaigneusement « l’exception française », pour mesurer l’actualité du programme du CNR. Ce n’est pas un dinosaure bolchevik qui l’affirme, mais le fringant PDG Denis Kessler, numéro 2 du MEDEF, qui expliquait en novembre 2007 dans « Challenges », que la tâche de Sarko serait, je cite, de « démanteler le programme du CNR » en liquidant cette exception française triste résultat d’un rapport des forces politiques où le PCF, auréolé par son rôle dans la Résistance, représentait 29% des Français, où De Gaulle jouissait d’un prestige général, où la CGT de Frachon comptait 5 millions d’adhérents et où l’Armée rouge qui, -Kessler semble le déplorer-, avait écrasé la Wehrmacht à Stalingrad, jouissait d’un prestige universel. Et Kessler de se réjouir dans son texte néo-vichyste que les deux piliers du CNR, les communistes et les gaullistes, soient affaiblis au point que les féodalités financières puissent enfin prendre leur revanche sur l’ « annus horribilis » 1945 … Remercions Kessler de pointer ainsi, avec son regard de classe aigu, ce qui, derrière le clinquant présidentiel, constitue le fil brun de la « rupture » sarkozyste. Poussant à son terme la logique antinationale, anti-ouvrière et anti-laïque, qui est au cœur de l’intégration européenne, -qu’on devrait plutôt nommer la « désintégration européenne de la France », Sarko démolit les acquis de 45 avec l’aide de ses mentors Barroso et Parisot, de ses sous-fifres Rocard, Kouchner et Cie, et sous le haut-parrainage de ces grands « opposants » que sont Pascal Lamy, directeur de l’OMC et DSK, président « socialiste » du FMI. Le tiercé de tête de ce nouveau PMU, entendez par là le Parti Maastrichtien Unique, veut en effet :
 
-démonter la Sécu à force de déremboursement de soins, pour faire le lit des assurances privées et priver les salariés de France de leur salaire indirect, social et différé ;
 
-démolir les retraites par répartition au profit de la capitalisation car lorsqu’il faudra cotiser 45 ans en ayant son premier CDI à 25 ans, quel jeune acceptera encore de cotiser ? Le prétendu problème de l’allongement de la vie sera réglé quand la majorité des gens se tuera au travail à la japonaise, ou se jettera par la fenêtre pour obéir au mot d’ordre du PDG de France-Télécom, « it’s time to move »
 
-parachever la destruction du secteur public industriel et de service engagée par Rocard, prolongée par Balladur, accélérée par Jospin et couronnée par Lagarde ;
 
-régionaliser totalement l’Education nationale, en lui coupant les vivres au profit du privé ;
 
-privatiser le fonctionnement de l’université et de la recherche sur le modèle anglo-saxon ;
 
-liquider le statut des fonctionnaires en les livrant à l’arbitraire des féodalités locales :
 
-vider de leur substance le droit du travail et le droit de grève ;
 
-réintroduire une chasse aux faciès indigne de notre pays ; le PRCF n’est pas partisan ultra-libéral de la soi-disant « libre circulation des hommes et des idées » ; il se prononce pour une coopération internationale permettant le co-développement des nations ; mais quelle pitié de voir ces gosses qu’on arrête à l’école comme j’en ai été témoin à Lens, pour forcer leurs parents à se laisser expulser sans résistance au petit matin sans même pouvoir emporter leur maigres biens ! Ce n’est pas cela la France et ce n’est pas mon camarade Landini, ancien FTP-M.O.I., dont les parents, qui avaient fui Mussolini et ont risqué mille fois leur peau pour la France, qui me démentira. Si vous trouvez mes propos outrés, souvenez-vous qu’Hortefeux a organisé une véritable provocation il y a peu en réunissant à VICHY tous les ministres de l’immigration de l’UE et qu’AUCUN de ses homologues n’a protesté !
 
-dans la foulée, ce gouvernement démolit l’indépendance nationale: arasement de la politique d’indépendance diplomatique et militaire en cours à l’époque où De Gaulle présidait la République et où le PCF soulignait les aspects positifs de sa politique extérieure ; adoption du Traité de Lisbonne en violation du Non de mai 2009, retour de la France dans l’OTAN alors que le complexe militaro-industriel US, malgré la bonne volonté dont certains créditent Obama, reste une puissance hégémonique belliqueuse, démontage des régiments français chargés de garder les frontières, tout cela dans la foulée du déni du principe républicain de conscription, mise en place d’une Union transatlantique qui ridiculise le baratin sur l’Europe comme barrage à l’hégémonie US ;
 
-et au-delà, ce régime sonne le glas d’acquis civilisateurs antérieurs à 45 : on rétablit le travail du dimanche, interdit en 1905 ; on préfère à la loi laïque de 1905 le communautarisme à l’anglo-saxonne ; on piétine l’Ordonnance de Villers-Côtterets de 1539 qui fit du français la langue officielle du pays au profit du « tout-anglais » qui régit la communication des entreprises du CAC 40 ; on n’est plus très loin du « coup de grâce » contre ce qui reste de la France puisque le rapport Balladur-Vallini prévoit la mise en place d’euro-régions effaçant les départements et les frontières nationales, et d’agglomérations réduisant les communes à un rôle folklorique. Quant au socialiste francilien Jean-Paul Huchon, son récent livre propose carrément de DISSOUDRE la France pour que l’euro-région francilienne, redevenant un domaine royal, dépende directement de Bruxelles. Bref, le film de la construction nationale réalisé d’Hugues Capet à Robespierre en passant par Jeanne d’Arc, se déroule désormais à l’envers… et en accéléré !
 

RESISTANCE ET ALTERNATIVE

            Dépecé vivant, le peuple français n’a pas le choix. Soit il entre en résistance, soit il disparaît comme peuple et les habitants de la plate-forme touristico-financière « France » plongeront alors dans une servitude d’autant plus insupportable qu’il sera devenu impossible de nationaliser les résistances populaires. Mais trêve de pessimisme : en 2005 notre peuple a su dire non à la constitution supranationale malgré le totalitarisme médiatique du Yes !. Comme dans les années noires, la France d’en bas, et au premier chef la classe ouvrière et les jeunes qui ont voté non à 70%, résiste à la casse. Les artisans, les petits paysans, les employés, les agents de la fonction publique ont également dit non. En 2006 la jeunesse a sauvé de justesse le droit du travail. Sarko a triomphé en 2007 en mentant puisqu’il s’est réclamé de Jaurès, de De Gaulle et de Guy Moquet face à une candidate qui prenait des airs royalement extatiques pour promettre, ô vision exaltante, les « Etats-Unis d’Europe ».
 
Quant aux euro-trotskistes et aux héritiers de l’eurocommunisme, ils ont gaspillé le Non du 29 mai en réclamant sottement une autre constitution supranationale et en promouvant le mensonge de « l’Europe sociale ». Comme si cette construction, conçue de A à Z pour le capital transnational avait encore quoi que ce soit à faire des nations et du social ! Mais de plus en plus de gens constatent que ce système fou, uniquement fondé sur le profit maximal, mène l’humanité dans le mur en comprimant les salaires, en gonflant les dividendes et en créant une crise de surproduction quasi-permanente !
 
Pour nous communistes, le chemin est clair : rompant avec l’incurable socialo-dépendance du PCF, il faut construire un Front de résistance et d’alternative populaire, patriotique et de progrès. Au centre, comme y appelait le CNR, nous mettrons le monde du travail, aujourd’hui traité en « variable structurelle ». C’est pourquoi nous soutenons les luttes ouvrières, enseignantes, étudiantes, paysannes, civiques, etc. que portent des syndicalistes de lutte et que trahissent des états-majors syndicaux euro-formatés. Mais autour de la classe ouvrière, qui inclut désormais les techniciens, nombre d’employés et d’ingénieurs, ont intérêt à l’alternative politique nombre d’entrepreneurs petits et moyens que strangule le libre-échange mondial taillé pour les trusts. L’objectif est de reconstruire la France, aujourd’hui en voie de décomposition, de retisser son économie productive, industrie, agriculture, recherche, son école laïque, ses services publics, sa culture originale, son indépendance politique et militaire, d’impulser la démocratie la plus large dans le cadre d’une République sociale, laïque, souveraine, et fraternelle.
 
Pour cela, il faudra s’affranchir, et de notre point de vue, SORTIR, de ce broyeur qu’est l’UE du capital et de son bras armé l’OTAN, car toute mesure de progrès serait aussitôt interdite par Bruxelles. Sortir du broyeur euro-atlantique est si peu un « risque » que c’est au contraire en y restant que la France, si j’ose dire, « y restera ». Si la France rompt avec l’euro-broyeur sur les bases de principe posées par le CNR, en associant souveraineté nationale, progrès social, nationalisation du crédit et des secteurs stratégiques de l’industrie, démocratisation de la presse et des médias, politique internationale excluant tout néo-colonialisme et refondant le rayonnement français sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, alors l’oligarchie financière aura envers le nouveau pouvoir l’attitude qu’ont, pour saboter Zelaya ou Chavez les oligarques honduriens ou vénézuéliens. En revanche, toute la France qui crée et produit sera mobilisée comme le fut notre peuple en 45. A l’étranger, des millions de progressistes et de patriotes regarderont à nouveau la France comme leur seconde patrie. Non seulement la France nouvelle ne s’isolera pas, mais s’émancipant de l’étouffoir transatlantique, elle tendra la main aux pays émergents et construira de nouveaux traités internationaux respectueux des nations et du progrès social.
 
C’est de tels traités que, dans des formes propres à l’Amérique latine, construisent contre l’Empire états-unien les membres de l’ALBA, Venezuela, Cuba, Bolivie, Equateur, etc.. Nous communistes pensons que la question du socialisme au 21ème siècle, en entendant par là la souveraineté du peuple triomphant de la tyrannie du profit, sera alors posée par la vie. D’autres ici pensert, et nous les respectons, qu’il faudra en rester à un capitalisme d’économie mixte : le peuple tranchera le moment venu, étant entendu qu’il nous faut éviter les querelles de mots ; en effet, nous voulons des nationalisations démocratiques associant largement usagers et salariés, et notre vœu n’est pas d’étatiser les PME mais de favoriser les libres coopérations. Et à l’inverse, nos amis gaullistes de gauche soulignent que la « participation » qu’ils envisagent n’est pas l’illusoire réconciliation du Baron Seillère avec Xavier Mathieu, mais une dynamique de démocratisation par en bas de l’économie. Discutons-en sans préjugé et engageons-nous tous à faire de l’intérêt national et de la volonté du peuple l’unique critère de notre alliance.
 
Mais nous n’en sommes pas là, hélas. La question actuelle est de savoir si la France survivra et si la classe travailleuse sera ou non sous-prolétarisée. De notre point cela implique d’unir le drapeau rouge des ouvriers au drapeau tricolore de Valmy. Cela signifie la renaissance d’un parti communiste de plein exercice et d’un syndicalisme de lutte permettant au Travail de reprendre l’offensive. Cela signifie aussi le rassemblement de ceux que j’appellerai les « vrais » : vrais communistes, vrais gaullistes, vrais républicains, vrais patriotes, vrais syndicalistes et vrais socialistes préférant Jaurès à la « rosenklatura ». Voilà pourquoi, à l’aise dans l’ARP, nous espérons que ce colloque servira de tremplin à la large diffusion en commun d’un écrit permettant d’unir, comme hier, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, mais qui « tous croyaient en la Belle / Prisonnière des soldats ».
Alors le 10 octobre 2009, si modestes qu’en soit les germes, restera dans nos cœurs comme un moment fondateur.
 
Je vous remercie de votre attention.

jeudi 1 octobre 2009

Appel à l’adhésion au FSC

Au mois de juin 2009, des militants syndicaux et des organisations syndicales de base (majoritairement CGT et FSU) ont créé l’association « Front Syndical de Classe » à partir de la démarche qu’ils avaient initiée autour de la « Lettre ouverte aux Etats-majors Syndicaux » durant l’été 2008.
Comme l’affirme l’article Un de ses statuts (statuts complets en fichier joint) : « Dans une démarche clairement intersyndicale, elle a pour objet non pas de devenir une nouvelle organisation syndicale mais d’être un lieu “central” de regroupement des militants et syndicats de classe afin de :
* mener la lutte pour « le tous ensemble en même temps » à partir des besoins réels des salariés (salaires, emplois, retraites, Sécu, services publics…) pour gagner enfin face à l’offensive capitaliste relayée par les gouvernements nationaux et l’UE
* contribuer à aider les militants dans le respect des organisations existantes, à se réapproprier leurs organisations et à les remettre sur les rails du syndicalisme de classe et de masse tout
en posant la nécessité pour le monde du travail de construire une grande Confédération Générale du Travail, unitaire et sur ces bases.
* constituer un lieu de repli pour les militants ou syndicats exclus de leurs organisations syndicales, mener inlassablement la bataille pour la solidarité de classe contre la répression
patronale et étatique dont sont victimes les travailleurs combatifs
Dans ce but, le FSC (…) reprend à son compte les principes gagnants du mouvement ouvrier et en particulier de l’histoire de la grande CGT, de ses textes fondateurs jusqu’aux statuts de 1980 (dont l’article 1 précisait : /« S”inspirant dans son orientation et son action des principes du syndicalisme démocratique de masse et de classe qui dominent l’histoire du mouvement syndical français, la CGT s’assigne pour but la suppression de l’exploitation capitaliste, notamment par la socialisation des moyens de production et d ‘échange »/) en passant par le préambule de 1936, l’action de la CGT-U (…). Attaché à l’internationalisme, le FSC milite pour le départ de la CES et de la CSI et pour la réadhésion à la FSM qui regroupe des dizaines de millions d’adhérents sur des bases de classe et de masse, en Amérique Latine, en Asie ou en Europe comme en Grèce. »
Depuis quelques mois et sur cette base, le FSC développe son activité unitaire (soutien aux travailleurs criminalisés, diffusions massives de matériels, contacts entre militants et syndicats en lutte…) dont le site _www.frontsyndical-classe.org <http://www.frontsyndical-classe.org/>_ offre un reflet.
Au moment où la répression s’accroît contre les travailleurs, où l’offensive anti-sociale s’accélère et où les directions syndicales poursuivent leur entente au sommet pour accompagner les régressions et empêcher la construction d’un rapport de force « tous ensemble public-privé » à partir des luttes de la base (ouvriers, cheminots, enseignants, postiers, électriciens-gaziers, étudiants, sans-papiers…), il est indispensable d’accentuer le soutien à tous ceux qui luttent de même que la bataille de l’orientation syndicale.
C’est pourquoi le FSC lance cet appel à l’adhésion afin de lui donner les moyens de développer son action (par exemple la parution prochaine de matériels sur le salaire socialisé et la protection sociale ou l’organisation de réunions régionales).

Adhésion au Front Syndical de Classe

* Adhésion individuelle: 30 euros par an (10 pour les bas revenus),
* adhésion d’organisations : 50 euros minimum
* Carte de bienfaiteur à partir de 100 euros

Chèque (à l’ordre de “Front Syndical de Classe”) à envoyer à :Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon.

mercredi 30 septembre 2009

Lutte pour le démontage des antennes-relais sur Eleu-dit-Leauwette.

Un conseil municipal extraordinaire a eu lieu le 7 juillet 2009 à Eleu-dit-Leauwette. Ce conseil a été sollicité par l'ESAPS (Eleu Sans Antenne pour Préserver la Santé), nouvelle association éleusienne dont certains membres ou sympathisants du PRCF sont à l'origine.
Cette association née à l'issue d' une réunion publique, a pour but de tout mettre en oeuvre pour obtenir le démontage des 15 antennes-relais qui surplombent la ville et qui sont situées en plein coeur des habitations et à moins de 80 mètres d'une école et d'une garderie!
Si le « Grenelle des antennes » qui a eu lieu début juin n'a pas légiféré au niveau de l'Etat, de nombreuses communes par l'intermédiaire de leur maire et du rapport de forces établi ont réussi à provoquer la désinstallation des antennes ou le blocage de leur mise en place.
Or, Eleu présente la triste particularité de posséder l 'une des concentrations d'antennes les plus importantes du bassin minier (6 en 2006, 15 maintenant! ). Et il faut savoir que de nombreux rapports scientifiques indépendants dénoncent depuis de nombreuses années, non pas l'existence de ces antennes, mais les conséquences possibles sur la santé de leur présence en zone urbaine.
Ce conseil municipal a présenté un caractère inédit dans la ville car pour la première fois des citoyens (membres de l'ESAPS) ont pu s'exprimer bien que n'étant pas démocratiquement élus. Ceci est possible et la République le permet dans un cadre précis et sur un ordre du jour bien ciblé. C'était le cas.
Cette « impulsion » citoyenne a été rendue nécessaire par le peu d'empressement de la municipalité à s'emparer du dossier , les cartes étant ici nouvelle fois brouillées par le transfert de compétence à la Communaupôle et les choix de cette dernière en matière de gestion de l'eau et indirectement des antennes , celles ci se situant sur le châteu d'eau d'Eleu!
C'est donc aussi cela faire vivre et oxygéner la DEMOCRATIE, en tout transparence, dans une ville qui n'a pas d'élus d'opposition pour cause de mode de scrutin (Eleu étant une commune de moins de 5000 habitants, le PRCF y a obtenu plus de 23% des voix aux dernières municipales et n'a......…...aucun élu !).
Les membres de l'association, qui depuis a adhéré à l'association nationale « Robin des toits », entendent lutter sans relâche pour faire appliquer le principe de précaution.
 
E.S.A.P.S 26, rue Terlines 62300 Eleu-dit-Leauwette//
réunion publique: lundi 26 octobre 2009 à 18h salle Darras à Eleu-dit-Leauwette.

lundi 28 septembre 2009

Retour sur la motion sur la privatisation de La Poste.

Vendredi 25 septembre, « conseil municipal extraordinaire » à Lens sur la privatisation de La Poste. La motion présentée par la majorité socialiste, bien qu’assez complète et résolument contre la modification du statut de la poste, comporte une phrase polémique: « ni les traités européens, ni les institutions européennes, n’imposent une telle modification. ». En l’état, il était impossible aux élus de la liste « Lens à gauche pour un autre avenir », Dany Mismacque (PRCF); et Karine Van Wynendaele de voter pour cette motion qui dédouanait totalement l’Union Européenne.
En effet, la directive européenne de 1997 impose une ouverture à la concurrence du marché postal, et comme indiqué dans tous les traités européens (Rome 1957, Maastricht 1991; Lisbonne 2008) au sein de l’UE la « concurrence est libre et non faussée ». Hors de fait une entreprise publique nationalisée, de par son caractère de service public,  fausse la concurrence, et La Poste ne déroge pas à cette règle!
Dans ces conditions et au vu des arguments, nos 2 élus proposerons la suppression de la phrase, sans succès…Cependant un compromis est trouvé, la phrase reste mais avec le rajout suivant: « cependant, la directive européenne de 1997, qui impose l'ouverture totale à la concurrence du marché postal, pèse lourdement sur l'avenir du service public postal français. ».
Bien que cela puisse paraitre anodin, nos 2 élus ont obtenu une phrase lourde de sens qui rétablit la vérité sur les raisons de la privatisation de La Poste, qui une nouvelle fois comme dans toutes les privatisations, vient de directives européennes…
L’intégralité de la motion est consultable sur le site de la ville de Lens.

samedi 26 septembre 2009

Sarkozy ou la reaction sur toute la ligne…

Après la prestation du chef de l’exécutif sur les sarko-média: SARKOZY OU LA REACTION SUR TOUTE LA LIGNE

Pôle position, 26 septembre 2009

Une nouvelle fois, le monarque-président a monopolisé les principaux canaux télévisés pour, face à des journalistes complaisants dont il tient l’emploi à sa merci, se livrer à ses tours d’escamoteur favori :
 
-dans le domaine de la politique internationale, Sarkozy a continué à amuser la galerie en se posant à l’international comme le chantre de la régulation du capitalisme et de la limitation des scandaleux privilèges des « tra’edeurss’ » alors qu’en France même, sa politique de « rupture » est celle de la déréglementation totale de la vie économique et des privilèges fiscaux sans fin pour ses potes milliardaires ; mais sa vraie politique a été exprimée à l’ONU où il vient de déclarer, en manière de pré-ralliement à Obama-Wall Street, que « la France est un grand pays, mais les Etats-Unis sont la première puissance économique du monde ». Imagine-t-on De Gaulle dire ceci ? Et dire qu’il y a encore des gens pour se dire « gaullistes » à l’UMP !
 
En outre, dans la ligne de son discours à l’ONU, Sarkozy est remonté en première ligne contre l’Iran en se rangeant aux avant-postes de la guerre US en préparation contre ce pays qui ne nous a rien fait. Certes le régime Ahmadinedjad est libertidice et intégriste, mais d’une part, l’homme dont la politique a causé 570 000 gardes à vue l’an dernier en France, et qui fait tout ce qu’il peut pour stranguler la loi laïque de 1905 portant séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’a guère de leçons de droits de l’homme à donner à la planète ; et d’autre part, on a vu en Irak ce que cachent en réalité les bavardages occidentaux sur les droits de l’homme : des flots de sang et l’agonie d’un pays naguère prospère, sinon libre et démocratique !
 
-Sur le plan intérieur, le discours de combat contre les acquis sociaux reste à l’ordre du jour de cet homme-lige du MEDEF : le « président du pouvoir d’achat » annonce cyniquement, sans même comprendre qu’on puisse être en désaccord avec ces mesures insupportables, l’augmentation du forfait hospitalier pour l’ajuster sur les prix (alors qu’on prétend que l’inflation est jugulée !), de nouveaux déremboursements de médicaments, la taxation des indemnités journalières payées aux salariés pour accident du travail. Dame, il faut faire flèche de tout bois pour renflouer l’Etat bourgeois en faillite, revenir au plus tôt aux damnés critères d’austérité imposé par la monnaie unique européenne, compenser les cadeaux fiscaux énormes (bouclier fiscal pour les milliardaires, suppression de la taxe professionnelle que paient NOTAMMENT les propriétaires d’usines aux communes ouvrières accueillant ces usines…), « taper » les pauvres de manière à boucher les trous énormes résultant des subventions publiques gigantesques consenties aux banques et aux grandes entreprises soi-disant pour « sauver l’emploi » (70 000 licenciements par mois dans le privé, 50 000 suppressions d’emploi dans la fonction publique !).
 
En un mot un nouveau discours de guerre à notre peuple que l’opposition établie et les états-majors syndicaux euro-vendus n’ont de nouveau accueilli que par des critiques gémissantes, sans mettre en question la légitimité d’un personnage qui détruit notre pays et qui a en outre l’indécence de jouer (pour la frime) les Jaurès à l’ONU et au G8 alors qu’il combine les pires aspects de Thatcher et de Napoléon III à l’intérieur du pays.
 
Pour le combattre vraiment, ne comptons pas sur les lénifiants états-majors euro-formatés de la fausse gauche politico-syndicale. Comptons sur nous-mêmes en renforçant l’outil franchement communiste « PRCF », en activant l’unité d’action des vrais communistes, en rassemblant « en bas » les syndicalistes de lutte et en activant le rassemblement des francs républicains pour ouvrir une perspective nouvelle fondée sur la rupture avec l’UE du capital et sur la revitalisation du programme du CNR et sur les principes indépassables de progrès social, d’indépendance nationale, de paix et de démocratie qui l’ont inspiré pour le plus grand bien de notre pays (colloque de l’Arc républicain de progrès le 10 octobre prochain à Paris).

vendredi 25 septembre 2009

EDITO: Ensemble, nous pouvons briser la tenaille Sarko, MEDEF, Union européenne !

Par Georges Gastaud, secrétaire départemental du PRCF
 
Comme notre France républicaine, ravagée par le capitalisme en crise et ses exécutants, Sarko-MEDEF et l’Union européenne, notre département populaire est menacé de liquidation :
 
-délocalisations sans fin qui saignent l’emploi industriel : après les mines, la sidérurgie et le textile, les capitalistes s’en prennent à l’industrie métallurgique en asphyxiant les équipementiers automobiles (Wagon, Faurécia) : demain, si nous ne bougeons pas fort et ensemble, gare à la casse de la FM et de Renault-Douai !
 
-suppressions massives de postes dans les services publics privatisés et asphyxiés, de l’EDF aux hôpitaux en passant par la poste, l’Education nationale, l’Université, la SNCF, la Recherche, l’Equipement… ;
 
-acquis sociaux ratiboisés : casse de la retraite à 60 ans et des remboursements Sécu, envol du forfait hospitalier (créé par le PS !); indemnités chômage de plus en plus insuffisantes et « fliquées » ;
 
-chute du pouvoir d’achat des salaires et pensions, alors qu’à nouveau, la Bourse et le MEDEF se gavent en mettant en concurrence les salariés de France avec ceux de l’Est et du Sud … Les capitalistes ne seront contents que lorsque leur Europe de malheur aura détruit le dernier acquis social issu de 1945 et la dernière liberté issue de 1789 ! Sans l’avouer, le MEDEF, l’UE et leur gouvernement cherchent aussi à basculer la France du français à l’anglais dans un max’ d’activités (pub, science, université, cinéma, chanson, entreprises…) ; leur but est d’américaniser à fond notre pays et sa jeunesse… Au rythme où ils dépècent nos acquis, notre culture, nos services publics, notre école laïque, nos industries, notre pêche et notre agriculture, nos communes et départements, le mot « France » signifiera-t-il encore quelque chose dans dix ans ?
 
Face à cette casse généralisée de la nation, ne comptons pas sur le PS dont les dirigeants Strauss-Kahn et Lamy pilotent le Fond monétaire International et l’Organisation Mondiale du Commerce.
 
En outre comment croire Cohn-Bendit ? Ce Sarko-« Ecolo » auquel les salariés doivent une nouvel impôt, rêve de remplacer la République française par l’Europe fédérale des régions calquée sur le modèle allemand ! Quant à Besancenot, il traite de « nationalistes » tous ceux qui, refusant le libre-échangisme européen, veulent nationaliser la grande industrie pour sauver l’emploi en France, c’est-à-dire la classe ouvrière !
 
Enfin, quel crédit donner à l’appareil du PC actuel ? Mme Buffet qui, de 1995 à 2002, participa au gouvernement Jospin qui privatisa France-Télécom, tourne le dos au passé glorieux du PCF ; indifférente aux médias qui comparent l’héroïque URSS de Stalingrad au IIIème Reich nazi, elle oublie le mot de De Gaulle : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur Libération ». Comme le PS, auquel il est arrimé électoralement, le PC-buffet propage le mensonge de « l’Europe sociale », comme si l’U.E. n’était pas faite de A à Z pour casser les acquis !
 
Quant au FN, il oppose les travailleurs français aux ouvriers immigrés alors que leur unité d’action est indispensable pour contrer le MEDEF et sauver notre pays !
 
            Mais heureusement, notre peuple et sa jeunesse résistent avec courage :
 
- malgré la trahison de Chérèque-Mailly-Thibault, l’aspiration au tous ensemble et en même temps, la volonté de reconstruire le combatif syndicalisme de classe propre à la grande CGT,  grandit dans les luttes sociales;
- après avoir refusé la constitution européenne, la France d’en bas s’est abstenue aux européennes (66% dans le Pas-de-Calais !) car elle REJETTE cette prison des peuples qu’est l’Union européenne ;
 
            C’est pourquoi le Travailleur du 62, supplément d’Initiative communiste, vous invite à renforcer le Pôle de Renaissance Communiste en France. Uniquement composé de militants désintéressés qui ont rompu avec les appareils vendus de la fausse gauche, le PRCF associe le drapeau rouge ouvrier au drapeau tricolore. Il milite pour produire en France pour échanger avec le monde entier ; il appelle la France à sortir de l’U.E. pour bâtir de nouveaux traités internationaux progressistes. Il invite à s’unir autour des idées de paix, de progrès, d’antifascisme, de souveraineté et de démocratie qui inspiraient le Conseil national de la Résistance, afin de construire une nouvelle République sociale, indépendante et fraternelle en marche vers le vrai socialisme.
 
Là est la voie de la renaissance française, de la coopération internationale, de la ré-industrialisation du 62. Car le 62 ne s’en sortira pas avec le saupoudrage touristico-culturel dont se contentent les maires UMPS du 62 ; pas d’ancrage tertiaire solide sans industrie et agriculture fortes !
 
Alors, union et action pour virer les sarko-milliardaires qui liquident notre département et notre pays !

dimanche 20 septembre 2009

NON à la privatisation de la poste !

Source : Front Syndical de Classe
Site :
www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

Non à la privatisation de la Poste

Le Front Syndical de Classe soutient la grève contre la privatisation du 22 septembre à la Poste, à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC. De même que l’appel CGT, SUD, CFTC et FO à la grève illimitée dans les bureaux de poste parisiens lundi 21 septembre, contre les suppressions de postes aux guichets et les réorganisations des services

Le FSC appelle également à participer au référendum mis en place entre le 28 septembre et le 3 octobre devant les mairies, marchés et bureaux de poste, pour réaffirmer le refus de la privatisation et soutenir les agents de la Poste.
Dans cette bataille, il faut rappeler la lourde responsabilité de l’Union Européenne et de ses directives de « libéralisation » du marché postal appliquées par tous les gouvernements (qu’ils soient de droite ou qu’ils se disent de gauche) qui depuis des années préparent cette rupture que Sarkozy prétend aujourd’hui imposer.
Il se passe d’ailleurs exactement la même chose dans les télécommunications, l’énergie, les transports, la santé, l’éducation où, sous couvert de « concurrence libre et non faussée », on découpe et désosse le patrimoine national afin de le livrer aux grandes entreprises privées. Et partout, la privatisation, qui spolie le peuple, entraîne toujours augmentation des prix et diminution de la qualité du service au public, suppressions d’emplois et dégradation des conditions de travail des agents jusqu’à aboutir aux suicides comme chez France Telecom.
C’est pourquoi les travailleurs de la Poste, comme ceux de la SNCF, d’EDF-GDF, de l’Hôpital… ont tout intérêt à développer leurs mobilisations en cherchant à les appuyer sur la construction d’une convergence des services publics afin d’éviter l’isolement et l’épuisement des luttes face à un pouvoir décidé à passer en force. En ce sens, le FSC soutient les appels comme celui de la FSU 28 à manifester aux côtés des postiers ou les tentatives de rapprochements entre postiers et cheminots CGT.
Enfin il faut tout faire pour que ce combat rejoigne les autres luttes en cours, en particulier celles qui se développent dans l’automobile contre le profit maximum des grands groupes privés qui délocalisent et cassent l’emploi, là-encore, avec l’appui de leur gouvernement et de leur Europe. Voire même celles des  producteurs de lait étranglés par l’UE et la grande distribution. D’ailleurs, les salariés, qu’ils soient du privé ou du public, sont également victimes de la répression patronale et gouvernementale qui cherche à étouffer leur résistance, que ce soient les 6 condamnés de Continental ou les centaines de grévistes d’ERDF-GRDF du printemps dernier menacés de licenciements (sans oublier non plus les étudiants qui paient cher leur lutte déterminée contre la casse de l‘Université !).
Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.
NON A LA PRIVATISATION DE LA POSTE !
EMPLOI, SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE, DEFENSE DES LIBERTES : TOUS ENSEMBLE POUR LA SATISFACTION DES REVENDICATIONS POPULAIRES !
Le Front Syndical de Classe soutient la grève contre la privatisation du 22 septembre à la Poste, à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC. De même que l’appel CGT, SUD, CFTC et FO à la grève illimitée dans les bureaux de poste parisiens lundi 21 septembre, contre les suppressions de postes aux guichets et les réorganisations des services.
Non à la privatisation de la Poste

Non à la Sainte-Alliance belliciste contre l’Iran

Par Georges GASTAUD, Secrétaire National du PRCF,
Entouré de Brown et de Sarkozy, Obama a menacé de nouvelles sanctions contre l’Iran.
Peu à peu se  reconstitue sous nos yeux la coalition guerrière qui a étranglé l’Irak à la fin des années 90, tantôt à coup d’embargo, tantôt au moyen des bombes et de l’invasion. Peu suspect de sympathie pour les dirigeants iraniens, dont l’aveuglement anticommuniste, anti-laïque, anti-féministe, ultra-clérical et anti-gauche les rend incapables de mener une lutte anti-impérialiste tant soit peu conséquente, le PRCF appelle les forces de paix françaises à la plus grande vigilance contre l’impérialisme occidental, à la recherche d’une nouvelle croisade pour consolider son hégémonie mondiale.
Plus que jamais, Obama ou pas Obama, le capitalisme en crise porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. La défense de la paix ne peut donc en aucune façon être confiée aux maîtres du grand capital international qui cachent derrière leurs discours anti-prolifération nucléaire une volonté acharnée de recoloniser le tiers-monde. Plus que jamais, l’ennemi principal des peuples reste l’impérialisme piloté par le complexe militaro-industriel états-unien qui a martyrisé des dizaines de peuples depuis 1945.
Aucun soutien non plus à Sarkozy qui, de manière répugnante, rompt avec toute politique d’indépendance nationale, détruit l’armée de défense nationale, et aligne notre pays sur la politique belliciste de Washington en détruisant le crédit dont jouissait la France dans le monde. Cet alignement sur Washington, qui tourne le dos à la politique étrangère gaulliste et aux intérêts nationaux de notre pays, est aussi un mauvais coup contre la France qui prolonge dans le domaine de la politique étrangère et militaire la politique de “rupture” avec l’héritage progressiste de la nation dans tous les domaines, institutionnel, économique, social, culturel, linguistique, scolaire, etc..
Plus que jamais redoublons d’efforts dans la dénonciation du régime sarkozyste qui illustre comme à la parade la définition que Lénine donnait du capitalisme en phase impérialiste! “la réaction sur toute la ligne”.

IMPORTANT: Colloque de l’Arc Républicain de Progrès – le 10 Octobre 2009

Communiqué de l’Arc Républicain de Progrès août 2009

Le Colloque de l’Arc Républicain de Progrès se déroulera le 10 OCTOBRE 2009 au 177 Rue de Charonne PARIS 11ème
Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratique et de progrès à la politique sarkozyste de « rupture » avec tout l’héritage économique, social et républicain du peuple nation ?
Ouvrir une perspective politique moderne: NE SERAIT-IL PAS PERTINENT DE S’INSPIRER DE L’EXEMPLE DE L’UNION de la RESISTANCE ET DE REACTUALISER LE PROGRAMME DU CNR ?

vendredi 18 septembre 2009

OUVRIERS, PAYSANS, “NOUS SOMMES LE GRAND PARTI DES TRAVAILLEURS ” !

SOUTIEN TOTAL du PRCF à la GREVE LAITIERE !
INDUSTRIE, AGRICULTURE, OUI IL FAUT PRODUIRE EN FRANCE, SORTIR DU BROYEUR DE L’U.E. et BRISER LE CARCAN DES ETATS MAJORS JAUNES A GENOUX DEVANT L’EUROPE du MEDEF.

Le PRCF soutient chaleureusement la grève du lait organisé par la base des syndicats agricoles trahis par la FNSEA, courroie de transmission de l’UMP et de l’Union européenne du grand capital.
Il est insupportable que les producteurs de lait français soient poussés à la ruine par les grandes surfaces, aux mains des principales fortunes “françaises”, qui préfèrent miser sur les importations, écraser les prix, étrangler nos producteurs laitiers, tout en prélevant des marges scandaleuses sur leurs ventes de produits laitiers.
De manière significative, ces mêmes firmes, les Carrefour et autres Auchan etc. jouent systématiquement contre la France et contre notre langue en rebaptisant leurs marques (Atac devient “Simply Market”, “Champion” devient “Carrefour Market”): ces gens méprisent notre pays, sa langue, ses travailleurs, ils ne respectent que leurs énormes profits, obtenus sur le dos de leurs salariés, des agriculteurs et des consommateurs.
A l’arrière-plan de cet étranglement de la production nationale de produits laitiers, plusieurs causes fondamentales :
-l’Union européenne et sa maudite “économie de marché ouverte sur le monde” prescrite par le Traité de Maastricht, est entièrement tournée vers l’envol du profit des transnationales ;
-la grande bourgeoisie “française” choisit de faire une croix sur le “produire en France”, que ce soit l’industrie (délocalisée), le secteur public industriel (EDF, France Télécom, la SNCF sont désossés), la pêche, la recherche scientifique privée de moyens, pour miser sur l’exportation massive des capitaux, sur le “tout-tourisme”, sur le transport autoroutier de marchandises produites ailleurs ;
-la trahison des états-majors syndicaux vendus à l’Union européenne, que ce soient les syndicats de salariés où Thibault trahit la grande CGT pour suivre le jaunissant Chérèque, l’UNEF, qui a négocié dans le dos des étudiants la privatisation des facs (LRU) ou la direction de la FNSEA, valet de l’Europe et de l’UMP, qui courtise les paysans mais ne
sert en réalité que les très gros agrariens ;
En chahutant publiquement ces dirigeants traitres à leur cause, les producteurs laitiers font ce qu’a courageusement fait Xavier Mathieu, le délégué CGT de Conti, en disant publiquement son fait au sieur Thibault ;
La fronde des ouvriers, des paysans, des étudiants en lutte contre leurs dirigeants syndicaux traîtres est appelée à se développer puissamment car sans elle il sera impossible aux travailleurs, salariés ou non salariés, de faire échec à leur marginalisation sociale par le MEDEF.
Le résultat c’est que la France ouvrière et paysanne est démantelée, que la classe ouvrière et les agriculteurs sont marginalisés, que la France importe de plus en plus avec une balance commerciale catastrophique qui est la vraie source de l’endettement du pays.
C’est pourquoi, le PRCF appelle les ouvriers et les paysans en lutte à se rencontrer, à se soutenir mutuellement en défendant ensemble, contre Sarko-MEDEF et l’UE, le “produire en France” tout en exigeant que les fruits du travail aillent enfin aux travailleurs de la ville et de la campagne et non au grand capital, aux spéculateurs et aux autres parasites sociaux qui, sans fournir aucun travail utile, exploitent et détruisent notre pays.

jeudi 10 septembre 2009

Iran : Motion de la commission exécutive du PRCF contre la marche à la guerre impérialiste

Après l’échec de ce qu’il faut bien appeler une tentative de coup d’état fomenté avec une gigantesque puissance médiatique, visant à remettre en cause le résultat électoral, Sarkozy, entouré d’Obama et de Brown, s’est présenté comme la tête de pont des va-t-en guerre en Iran. Les représentants des grandes puissances capitalistes menacent ce pays de nouvelles sanctions.

Peu à peu se reconstitue sous nos yeux la  coalition guerrière  qui a étranglé l’Irak à la fin des années 90, tantôt à coup d’ embargo , tantôt au moyen des  bombes  et de l’ invasion . Peu suspect de sympathie pour les dirigeants iraniens, dont l’aveuglement de classe anticommuniste, anti-laïque, anti-ouvrier, anti-féministe, ultra clérical et réactionnaire, les rend incapables de mener une lutte anti-impérialiste tant soit peu conséquente, le PRCF appelle les forces de paix françaises à la plus grande vigilance contre l’impérialisme occidental, à la recherche d’une nouvelle croisade pour consolider son hégémonie mondiale.
Plus que jamais, Obama ou pas Obama, le capitalisme en crise porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. La défense de la paix ne peut donc en aucune façon être confiée aux maîtres du grand capital international qui cachent derrière leurs discours anti-prolifération nucléaire une volonté acharnée de recoloniser le tiers-monde. Plus que jamais, l’ennemi principal des peuples reste l’impérialisme piloté par le complexe militaro-industriel états-unien qui a martyrisé des dizaines de peuples depuis 1945. Car au Moyen-Orient, qui agresse une population sans défense ? Qui possède l’arme atomique sans que cela émeuve l’autoproclamée « communauté internationale » ? Sans oublier que compte tenu de la puissance militaire de l’Iran, les impérialistes prennent le risque d’embraser la région et de menacer la paix du monde.
Combattons fermement Sarkozy qui rompt avec toute politique d’indépendance nationale, détruit les régiments français chargés de garder les frontières, et aligne notre pays sur la politique belliciste de Washington; ce faisant, Sarko l’Américain et son French Doctor Kouchner détruisent le crédit dont jouissait la France dans le monde à l’époque où, pour des raisons qui lui étaient propres, l’Elysée s’opposait à l’invasion US de l’Irak par le criminel de guerre Bush. Cet alignement sur Washington, qui tourne le dos à la politique d’indépendance nationale pratiquée sous De Gaulle, ainsi qu’aux intérêts nationaux de notre pays, est aussi un mauvais coup contre la France. Ce tournant politique ultra atlantiste du régime sarkozyste prolonge dans le domaine de la politique étrangère et militaire la politique de “rupture” menée en France même contre l’héritage progressiste de la nation dans tous les domaines, institutionnel, économique, social, culturel, linguistique, scolaire, etc..
Plus que jamais redoublons d’efforts dans la dénonciation  du régime sarkozyste car ce régime déshonorant pour notre pays, illustre comme à la parade la définition que Lénine donnait du capitalisme en phase impérialiste: « la réaction sur toute la ligne »

Mais ou est donc la salle d’attente?

Arrive-il à ceux qui ont planifié ou inauguré ce qu’on appelle la nouvelle gare routière, de prendre l’autobus, et surtout, de l’attendre!? Les clients de TADAO, eux, n’apprécient pas tous les changements qu’on leur impose.
Ils sont passés d’une gare routière dotée d’une salle d’attente chauffée à un alignement de quai ouvert à tous les courants d’air. Quand donc demandera-t-on l’avis des usagers (jeunes, écolos, sans auto) avant de prendre des décisions qui les concernent? C’est pourtant cela aussi, et même d’abord, la démocratie municipale, après comme avant les élections.

dimanche 30 août 2009

solidarité avec les travailleurs en grève de WAGON-DOUAI qui défendentl'intérêt de la classe ouvrière et de la nation contre les vautours du grand patronat.

solidarité avec les travailleurs en grève de WAGON-DOUAI qui défendentl'intérêt de la classe ouvrière et de la nation contre les vautours du grand patronat.

Au nom de la fédération du Pas-de-Calais du Pôle de Renaissance Communiste en France, j'apporte le soutien entier de notre organisation aux travailleurs en lutte de Wagon et à leur syndicat CGT.

Alors que notre pays est de plus en plus endetté faute de produire en France et d'exporter au lieu de tout importer, il faut imposer par la lutte de classe une ré-industrialisation en profondeur de notre pays et de notre région ouvrière autour d'un fort secteur public industriel nationalisé. Assez de projets immobiliers, assez de casse industrielle pour faciliter l'implantation de "l'euro-pôle" lillois de la finance et du tourisme friqué! Un pays qui ne produit plus n'existe plus!

Pour cela il faut soutenir l'action d'avant-garde des "Wagon" de Douai qui réclament, avec l'Union locale CGT "historique", la mise en place d'un ou deux équipementiers nationaux sans lesquels à terme, toute la filière automobile et métallurgique française sera démantelée avec de nouveaux millions de chômeurs à la clé. Tant pis si cela nécessite que la France passe outre aux destructives politiques libre-échangistes édictées par l'Union européenne et fixées par le traité de Maastricht et par le Traité de Lisbonne.

Il est de plus en plus clair que ce qui est mauvais pour la classe ouvrière de France est mauvais pour la France et qu'inversement, la politique européenne et sarkozyste de casse de la nation républicaine au nom de l'intégration européenne est mortelle pour la classe ouvrière de France, ouvriers, employés, ingénieurs et techniciens compris.

Dans le même esprit, le PRCF soutient totalement l'idée d'une manifestation nationale des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie pour construire le "tous ensemble en même temps" qui fera tôt ou tard plier ce gouvernement au service des milliardaires. Dans l'esprit de lutte légué par Jacques Leclercq, ceux de Wagon montrent le chemin à tous les travailleurs, soyons tous solidaires!

Pour le PRCF 62, Georges Gastaud, secrétaire départemental

vendredi 10 juillet 2009

Voix du Nord: "La salle de l'Union locale CGT du Douaisis porte désormais le nom de Jacques Leclercq"

La salle de l'Union locale CGT du Douaisisporte désormais le nom de Jacques Leclercq
dimanche 05.07.2009, 04:48 - La Voix du Nord

|  HOMMAGE |

Depuis vendredi, le local de l'UL CGT du Douaisis porte le nom de son ancien secrétaire général, Jacques Leclercq, décédé en mars dernier.
Philippe Nalewajek le connaissait bien : leurs routes se sont croisées en 1975, à l'automne et ils ne se sont plus quittés. Vendredi, le nouveau secrétaire de l'UL CGT du Douaisis a rendu hommage à son prédécesseur, Jacques Leclercq, disparu en mars dernier. En mémoire de cet infatigable syndicaliste - « on pouvait l'appeler chez lui à n'importe quel moment, y compris les samedi dimanche, et il répondait toujours » -, à la tête de l'Union locale pendant vingt-six ans, le local de la rue des Vierges porte désormais son nom.
Philippe Nalewajek s'est plu à dresser le portrait de ce « camarade  » auprès de qui il a appris « ce qu'était la vie d'un militant de la CGT  » et avec qui il a formé « un duo de choc face aux petits patrons du Douaisis  ». Les souvenirs sont nombreux, les anecdotes aussi. Avec humour, Philippe Nalewajek a ainsi évoqué comment Jacques Leclercq à faire adhérer les habitants de Saint-Pierre et Miquelon (Outre-Mer) à la mutuelle métallurgie du Nord - Pas-de-Calais : « Pour Jacques, les frontières du Douaisis pouvaient s'arrêter à 7 000 km de chez nous !  » Jacques Leclercq a aussi été conseiller municipal PC à Douai et attaché parlementaire de Georges Hage lorsque celui-ci était député. Lui aussi a évoqué ses souvenirs. « J'étais heureux de compter sur lui. C'est pendant cette période que j'ai été le plus présent à Douai par mes interventions à l'Assemblée car Jacques suivait tout. » Une photographie encadrée de Jacques Leclercq a ensuite été dévoilée par sa fille Virginie. L'émotion était là. Le souvenir du syndicaliste aussi. « Dans cette salle, il continuera longtemps à participer à l'élaboration de nos actions car il sera toujours parmi nous », a ajouté Philippe Nalewajek. • S. L

jeudi 2 juillet 2009

Appel du Pôle de Renaissance Communiste en France Aux travailleurs et aux électeurs républicains d’Hénin-Beaumont

Communiqué du PRCF 62 - Juin 2009.
Georges Gastaud, secrétaire départemental du PRCF,
Maurice Ors, militant ouvrier héninois,
Jacques Lacaze, élu municipal de Liévin,
Gérard Six, militant ouvrier de l’automobile,
Dany Mismacque, élu municipal de Lens,
Jean-Michel Padot, élu municipal de Bully-les-Mines.
 
Appel du Pôle de Renaissance Communiste en France
Aux travailleurs et aux électeurs républicains d’Hénin-Beaumont
 
Cher(e)s camarades et concitoyen(ne)s d’Hénin-Beaumont,
 
Toute la France ouvrière, républicaine et antifasciste a les yeux fixés sur Hénin-Beaumont.
 
Certes votre écoeurement face à l’incurie et aux malversations des pseudo- « socialistes » qui se sont succédés à la tête de votre ville, est compréhensible. Ce ne sont pas les militants franchement communistes du PRCF, qui ont tant de fois dénoncé la trahison de la fausse gauche, son ralliement aux idées, au mode de vie et aux pratiques des capitalistes, qui trouveront des excuses aux dirigeants PS qui vous ont trahis. A l’exemple des Mitterrand, Jospin, Aubry, J. Lang et Cie, les dirigeants du PS héninois ont tourné le dos à la classe ouvrière et à la nation républicaine pour rallier la sacro-sainte « construction européenne » du capital qui détruit notre pays en général et notre bassin minier en particulier. Quant à la politique xénophobe et liberticide de Sarkozy, loin d’ « assécher l’extrême droite », elle nourrit le FN dont elle applique le programme !
 
Mais ceux qui, autour du richissime Le Pen, se sont rebaptisés « Front national » en usurpant le nom de l’organisation antifasciste présidée par le Résistant communiste René Lanoy pendant la guerre, n’ont pas de leçon de moralité à donner. La haine contre les ouvriers étrangers, la destruction des services publics, la casse accélérée des retraites, le démantèlement total de l’Education nationale, l’anticommunisme exacerbé, la haine contre le mouvement ouvrier et syndical, le culte du Chef, la volonté de diviser les Français selon leur origine, la multiplication des procès pour racisme et antisémitisme, sans oublier la gestion calamiteuse des villes tenues par le FN dans le Midi, rien de tout cela n’apporterait la sérénité à Hénin, ville ouvrière et historiquement à gauche. Car le FN n’a rien de patriotique : ses dirigeants ne veulent surtout pas fâcher le grand patronat pro-européen, c’est pourquoi le FN ne réclame pas la sortie de la France de l’UE. Non, le but de ces grands amis du capitalisme ultra-libéral, dont Sarkozy applique le programme anti-ouvrier, est d’aggraver sur tous les terrains la néfaste politique antinationale, antisociale et fascisante de l’actuel pouvoir UMP, s’inspire déjà en tous domaines du programme ultra-patronal de Le Pen.
 
Sans rien vous apporter de bon, sinon la honte d’être la première ville ouvrière de France à se doter d’un maire d’extrême droite, la victoire à Hénin d’un maire lepéniste donnerait au FN la caution qui lui manque depuis des années pour faire main basse sur la France : une base ouvrière dans ce Pas-de-Calais prolétarien, bastion de la Résistance au nazisme et patrie des mineurs communistes Fontaine (héninois assassiné par l’extrême droite à l’époque du Front populaire), Michel Brûlé, Debarge, Martha Desrumeaux, qui donnèrent leur vie pour libérer la France de Hitler et de l’extrême droite pétainiste. Attention, camarades ouvriers d’Hénin : en livrant Hénin à Marine Le Pen, vous aideriez involontairement à briser et à dévoyer la résistance populaire de masse à Sarko-MEDEF qui se dessine dans notre pays malgré les Thibault, Chérèque et autres « syndicalistes » à la sauce de Maastricht. Car toujours le fascisme a cherché à se donner une apparence « ouvrière », n’oubliez pas que Hitler se disait national-« socialiste » et que la bannière nazie usurpait même la couleur rouge du drapeau ouvrier… pourtant, l’histoire l’a montré, les fascistes, ces hommes de main du capital, sont les pires ennemis de la nation républicaine ET de la classe ouvrière !
 
C’est pourquoi, quoi qu’il vous en coûte, en pensant non seulement à Hénin, mais aussi à la République, à la France et à l’honneur de votre classe, nous vous appelons à battre à tout prix la liste Briois-Le Pen. Non les Ch’tis ne diront pas « bienvenue » aux ennemis de la République ! Alors, ne donnons pas à M. Le Pen la caution de la classe ouvrière du nord pour soumettre la France à l’extrême droite !
 
Mais bien entendu, barre la route à M. Le Pen est une mesure d’urgence qui ne résout rien au fond. Pour éradiquer l’extrême droite, battre Sarko-MEDEF, congédier la fausse gauche, rendre aux villes populaires des directions dévouées au peuple il faut que la classe ouvrière se dote à nouveau d’un vrai parti communiste lié aux travailleurs, 100% opposé à l’Europe de Maastricht, luttant pour une société où le pouvoir politique et les grandes entreprises n’appartiendront plus aux capitalistes mais au monde du travail. Un vrai PC indépendant du PS qui associe le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore de la Révolution française.
 
C’est à reconstruire un tel parti que travaille le Pôle de Renaissance Communiste en France qui appelle à sortir la France de l’Union européenne du capital avant que l’Europe supranationale, avec son maudit euro, ses privatisations et ses délocalisations n’ait achevé de casser nos industries et notre classe ouvrière. Oui nous pouvons reconstruire notre pays, sa grande industrie, ses services publics, sa culture, son université, son école publique, son hôpital, sa Sécu, ses retraites, ses libertés publiques étranglées par Sarko-MEDEF !
 
Oui il est possible, si la classe ouvrière et la jeunesse se mettent en mouvement, comme ce fut le cas lors du référendum du 29 mai 2005 ou dans la lutte contre le CPE, de construire une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle où les travailleurs français et étrangers s’associeront pour la justice, la liberté et la paix. Oui nous devons imposer l’interdiction des délocalisations et des privatisations, la ré-industrialisation de la France sous l’égide d’un fort secteur nationalisé, la reconstruction du service public, des retraites et de la Sécu, l’augmentation des salaires et des revenus du travail, y compris le revenu des artisans, en prenant sur les gros actionnaires gavés d’argent public par Sarkozy, avec l’accord de Le Pen !
 
Avec le discrédit de la fausse gauche et de l’Europe qu’a marqué l’abstention massive aux européennes, la classe ouvrière peut prendre la tête d’une grande rassemblement populaire majoritaire pour sauver et changer la France républicaine, étranglée par l’UMP, le MEDEF et l’UE capitaliste. Cette chance, un vote ouvrier pour l’héritière Le Pen la gâcherait de manière suicidaire en salissant l’image de la classe ouvrière progressiste et accueillante du Nord-Pas-de-Calais. En faisant du bassin minier « rouge » du Pas-de-Calais un bastion de l’extrême droite, les électeurs d’Hénin-Beaumont aideraient le grand capital à tuer la France en l’enfernant dans l’alternative mortelle entre les Partis Maastrichtiens et l’impasse sanglante de la xénophobie.
 
Ouvriers et employés d’Hénin, ne trahissez pas vos pères communistes, socialistes, résistants et antifascistes. Soyez dignes de la classe progressiste, patriotique et internationaliste des travailleurs. Pas de fachos dans le bassin minier ni ailleurs, pas une voix ne doit manquer pour faire barrage à l’héritière Le Pen ! Ensemble à l’action dès la rentrée contre Sarko-MEDEF et l’UE du capital, pour l’emploi, les salaires, les libertés, l’indépendance nationale et la paix !
 
La noble classe ouvrière du nord doit prendre la tête de la reconstruction d’une vraie gauche franchement communiste, républicaine, antifasciste, anticapitaliste et 100% anti-Maastricht !
Nous signalons cependant par honnêteté que le NPA héninois avait lancé un appel à toute la « gauche de la gauche » à faire une liste sans le PS et le Modem sur un programme se réclamant de l’anticapitalisme. Le PRCF ne partage pas les positions du NPA sur l’Europe, mais il juge que cette initiative était honnête. Il est triste que les appétits de pouvoir de certains en aient décidé autrement.