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Désiré MARLE, président-fondateur du Comité Internationaliste pour la Solidarité de classe (CISC), est décédé le 11 août 2013.
Visité et soutenu par sa famille très dévouée, par ses camarades de la CGT métallo, par ses amis du PRCF et du CISC, par sa compagne Suzanne, il a affronté la maladie et la mort avec lucidité et sérénité en restant jusqu'au bout amical, à l'écoute d'autrui, impliqué politiquement... et droit comme un i.Nous avons conscience de perdre un homme d'exception, extrêmement fraternel et accueillant. Faisant immédiatement suite au décès d'Henri Alleg, sa disparition nous accable même s'il est hors de question de baisser les bras tant Désiré était l'incarnation même du courage modeste, de la persévérance, de la confiance en la vie.
Issu de la classe ouvrière du Pas-de-Calais, ce chrétien fervent s'est tôt détaché de l'itinéraire habituel des jeunes prêtres. Il a choisi d'abord d'exercer son ministère à la mine, puis comme manoeuvre, dans la métallurgie où il est tout bonnement devenu un militant ouvrier parmi les autres (ainsi qu'en témoigne sa chanson "Le manoeuvre"). Comme tous les prêtres-ouvriers, il a encouru l'incompréhension des autorités ecclésiastiques mais son choix de classe n'a jamais varié. Il a rejoint très vite la CGT, dont il est devenu le pilier et la référence centrale à l'usine des Laminoirs, Tréfileries et Câbleries de Lens et de Loison (LTCL). A son initiative se sont menées de grandes luttes pour l'emploi. Le patronat ne l'a jamais ménagé jamais dans la mesure où, aux yeux des patrons, ce prêtre rouge était doublement coupable.





