lundi 30 mai 2016



Appel aux militants et aux travailleurs

 

Depuis plusieurs mois, la mobilisation contre la loi travail s'enracine dans le pays.

Ce mouvement, soutenu par la majorité de la population qui réclame le retrait de ce projet de loi, prend des formes diverses et s'oriente désormais, sous l'impulsion en particulier de la CGT et de ses militants mais dans le cadre d'une intersyndicale pérenne, vers le blocage de secteurs stratégiques de l'économie et des profits des grandes entreprises.

Pour les travailleurs, pas d'autre solution en effet pour gagner que de créer le rapport de force face à un pouvoir déterminé à passer en force et qui répond à la colère populaire à la fois par la brutalité de la gendarmerie et des CRS et par une campagne de haine de grande intensité menée par les médias de masse qui appartiennent pour la plupart aux grands groupes financiers.

Ce gouvernement, qui pourchasse au nom du MEDEF les militants syndicaux tout en enterrant toutes les affaires de corruption politico-financière, est en réalité le valet de l'oligarchie capitaliste européenne.

La loi El Khomri, simple décalque des injonctions européennes de juillet 2015, n'est que la suite logique et programmée de la politique menée depuis des années au service des grandes entreprises, à commencer par l'ANI, les lois Macron, sans oublier la casse des retraites, des services publics, de la sécu, des salaires, de l’emploi, … pendant que les profits des actionnaires et les salaires des patrons du CAC 40 explosent de manière insolente. La même politique planifiée au niveau européen qui plonge les peuples dans la misère et qui prétend limiter la démocratie à la stricte application des traités européens imposés contre la volonté des peuples.

Face à cette politique de destruction des conquêtes sociales arrachées par les travailleurs, les luttes ont connu plusieurs épisodes très importants dans notre pays depuis 20 ans : 1995, 2003, 2005, 2006, 2010 et désormais 2016 où l’affrontement de classes s’étend et s’aiguise.

80 ans après le Front Populaire dont les grèves permirent l'obtention d'avancées sociales de première importance, nous pouvons faire reculer le gouvernement, le MEDEF, l'UE qui cassent nos acquis et notre pays à condition de bloquer leurs profits.

A quelques jours d'un Euro-foot qui a rapporté des milliards aux géants du BTP, la victoire est à portée de main si nous parvenons à nous coordonner et à élargir encore la mobilisation à tous les secteurs dans l'optique de la généralisation des grèves et d'une manifestation nationale géante à Paris le 14 juin. Cela suppose de soutenir les héroïques syndicalistes et travailleurs en grève dans l'énergie, les transports, les ports et de développer la mobilisation dans les secteurs où elle peut encore s 'amplifier, en particulier dans la Fonction Publique qui serait dans la ligne de mire sitôt la loi passée comme ce fut déjà le cas pour les retraites.

 

Dès demain, dans les AG, dans les manifs, à la porte des entreprises, sur les lieux de blocage, faisons grandir l'idée que l’heure est venue d’une contre-offensive de classe et de masse des travailleurs, de la jeunesse et du camp progressiste !

Dans ce combat, tous ont leur place. Les retraités aussi ont un rôle à jouer et chacun doit agir selon ses possibilités, mais surtout participer.

La semaine qui arrive doit être une semaine de luttes, d'actions, de convergence…, elle doit permettre un rapport de force croissant. Plus rien ne doit nous arrêter ; le 14 juin, une marée humaine doit envahir Paris, pour imposer le RETRAIT de ce recul social, qui est une véritable trahison d'un gouvernement au service du capital.

Pour le retrait de la loi El Khomri, pour l'augmentation des salaires et des pensions, contre les lois anti-sociales de ces dernières années, comme le dit le secrétaire général de la CGT, nous tiendrons jusqu'au bout !

 

Tous ensemble, nous sommes les plus forts.

Front syndical de classe, 29 mai 2016

 

 

jeudi 12 mai 2016


49.3 CONTRE LA VOLONTÉ DU PEUPLE

PLUS UN PAS EN ARRIERE

déclaration du PRCF et des JRCF

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et les Jeunes de la Renaissance Communiste en France (JRCF) s’élèvent avec force contre l’utilisation de la disposition constitutionnelle dite du 49.3 (article 49 alinéa 3 de la Constitution) pour faire passer en force la loi dite El Khomri. En fait la loi MEDEF-UE.

Cette disposition est certes constitutionnelle mais elle est anti-démocratique.

La Constitution de la Ve République est un « Coup d’État permanent » disait jadis François Mitterrand avant de se glisser avec délice dans ses dispositions bonapartistes les plus liberticides.

 

La décision de recourir au 49.3 démontre la faiblesse de l’Exécutif, son mépris pour la représentation nationale et sa peur de la pression populaire.

En effet parmi les députés du PS certains, frondeurs ou pas, craignaient que les électeurs leur fassent payer un vote en faveur de la loi travail. La pression populaire est forte et la crainte du peuple est le début de la sagesse. Aussi pour éviter un Berezina parlementaire le gouvernement a préféré nier l’Assemblée Nationale et utiliser une arme anti-républicaine comme le 49.3.

Alors que 74% des Français se prononcent dans tous les sondages contre cette grave régression sociale qu’est la loi travail le pouvoir préfère obéir aux ordres de l’oligarchie européenne et patronale, du MEDEF et de l’UE.

On le voit une fois encore le PS prépare par sa lâcheté et ses trahisons le terrain à une droite revancharde, hystérique, thachérienne qui fourbit un tsunami anti-populaire d’une ampleur inégalée. Son programme ramènera le mouvement ouvrier à Germinal et la France en tant que nation indépendante au statut de protectorat de l’Empire euro-atlantique (TAFTA).

 

La riposte doit être à la mesure de l’attaque.

Le PRCF et les JRCF appellent à participer à toutes les manifestations annoncées. Mais il faut aussi organiser une riposte nationale de grande ampleur : voilà pourquoi le PRCF a proposé une manif nationale de combat qui mettrai en cause le pouvoir, l’Union Européenne et le grand capital.

Enfin, face à cette agression, le mouvement ouvrier qui est le cœur de ce combat doit s’organiser pour bloquer les profits du grand capital par la grève reconductible.

 

Pour célébrer les 80 ans du Front Populaire quelle meilleur façon que de suivre l’exemple de nos anciens. Oui, construisons dans la lutte un Front Antifasciste Patriotique Populaire et Écologique.

            Que la jeunesse ouvrière et étudiante, que la jeunesse exploitée, précarisée, privée d’emplois et d’avenir soit la flamme de ce mouvement.

 

Plus un pas en arrière !

mercredi 4 mai 2016

Après une interruption dû à des problèmes techniques (venant surtout d'un manque de connaissances informatiques et cela fait peur quand on parle de déclarer les impôts par Internet), nous reprenons le cours de nos publications
Nous commencerons aujourd'hui par un communiqué de solidarité envers les camarades d'Avion convoqué au commissariat de police.




Communiqué du POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE
 Association départementale du Pas-de-Calais
le 4 mai 2016


 
SOLIDARITE avec les ELUS AVIONNAIS


Le PRCF-62 dénonce la volonté des autorités de poursuivre le maire et certains élus d’Avion (PCF) pour s’être opposés à une expulsion.


            Le pouvoir « socialiste » et ses mandataires locaux devraient rougir de honte de criminaliser des élus qui défendent la population laborieuse alors que la politique conjointe de l’UE, du gouvernement Valls et du MEDEF aggrave comme jamais les difficultés de notre peuple.


Au lieu de poursuivre des élus et des travailleurs en lutte, le gouvernement « socialiste » ferait mieux de poursuivre les méga-délinquants fiscaux qui détournent des milliards vers le Panama ou les dirigeants irresponsables de certains services publics qui ont conduit des entreprises-phares de notre pays aux portes de la cessation de paiement.


Le PRCF-62 assure les élus d’Avion concernés de sa solidarité politique.


 
Georges Gastaud (PRCF-62), Jean-Michel Padot (Bully-les-Mines), Madeleine Dupont (Liévin),
Jean-Pierre Menuge (Lens), Jean-Claude Facquez (Eleu), José Minard (Boulonnais).