mercredi 29 juin 2016


ARRESTATIONS DE SYNDICALISTES :

ON NE SE LAISSERA PAS INTIMIDER ET ON NE LACHERA RIEN !

 

 

Ce matin, 7 camarades et 1 enfant de 15 ans ont été arrêtés lors d’une action syndicale contre la loi « El Khomri » de casse du code du travail.

A la fin de la manifestation régionale de cet après-midi, qui a réuni plusieurs milliers de personnes, la CGT a appelé les manifestants à rejoindre en cortège le commissariat central de Lille pour demander leur libération.

Une délégation a été reçue par le Directeur de la police qui lui a annoncé la libération d’une militante CGT et de l’enfant et le déferrement des autres camarades.

10 minutes après le bref compte-rendu de la délégation, les CRS ont chargé à plusieurs reprises, en utilisant copieusement les gaz lacrymogènes et matraques, dans le dos des manifestants pacifiques qui commençaient à se replier.

Une fois de plus ce gouvernement aux abois agit à la limité de la légalité en niant le droit démocratique de manifester.

Dans ce contexte les arrestations apparaissent comme de véritables prises d’otages pour étouffer la résistance syndicale.

L’Union départementale des syndicats CGT du Nord dénonce et condamne cette atteinte aux libertés qui apparait de plus en plus comme LA stratégie du gouvernement pour mater le mouvement social de contestation de la loi « El Khomri » de destruction des conquêtes sociales des travailleurs.  

L’Union départementale des syndicats CGT du Nord exige la libération immédiate des camarades encore en garde à vue et l’abandon de toutes poursuites.

Lille le 28 juin 2016

mardi 28 juin 2016



Allons-nous le laisser tranquille? 

Salut à tous

 

rendez-vous est donné à tous les camarades qui le pourront à l'Union locale CGT de Liévin afin d'accueillir comme il se doit le casseur du Code du travail, de nos acquis, de notre France, j’ai nommé Manuel Valls

donc  à UL CGT Liévin à 10h45 ce mercredi 29

Venez en nombre avec les voisins les amis les parents

 

Fraternellement

vendredi 24 juin 2016


APRES LE BREXIT, EN AVANT POUR LE « FREXIT progressiste*»

 

Communiqué du PRCF, 24 juin 2016, anniversaire de la 1ère Constitution républicaine de la France, énonçant le droit de tous au travail et le droit permanent des peuples à l’insurrection contre les gouvernants qui violent leurs droits.

 

            Le PRCF se réjouit d’autant plus du vote des citoyens britanniques que toute l’eurocratie politico-médiatique et financière se lamente se matin en prenant des airs de fin du monde…

La « tristesse » affichée par les financiers de la City, de Hollande et de Merkel fait d’autant plus plaisir à voir que tous ces tristes sires passent leur temps à inspirer ou à appliquer servilement les « recommandations » européennes qui arasent les droits ouvriers en France, en Belgique et en Italie*.

Le rejet populaire de l’UE dictatoriale en Europe vient de franchir un seuil qualitatif ; les peuples peuvent, à terme, balayer ce cartel impérialiste, supranational, antisocial, antisyndical, néolibéral, anticommuniste, belliciste (cf les manœuvres antirusses organisées présentement par l’OTAN en Pologne) et de plus en fascisant (nombreuses interdictions de PC en Europe de l’Est et croissance exponentielle de l’extrême droite PROTEGEE par l’UE de Varsovie aux pronazis de Kiev en passant par les Etats baltes) qu’est l’irréformable et inamendable UE.

 

Honte à Pierre Laurent qui a appelé les travailleurs britanniques à conforter l’UE ! Certes, les éléments réactionnaires sont forts dans le camp du Brexit, mais les ouvriers anglais ont largement compris que l’UE n’est pas la « protection » contre le thatchérisme que leur présentait mensongèrement le Parti travailliste. Au contraire, si ce dernier arrive au pouvoir il n’aura désormais aucune excuse supranationale pour trahir son programme de renationalisation (à l’instar de ce qu’a fait Tsipras en se couchant devant l’UE) : le gouvernement britannique qui succèdera à Cameron devra, quel qu’il soit, s’expliquer directement devant les travailleurs britanniques porteurs de fortes traditions de classe.

Et s’il est vrai que la Le Pen – qui est plus qu’équivoque sur ce qu’elle appellerait à voter en cas de référendum sur l’UE ! – exploite médiatiquement le résultat anglais, la faute et la honte en retombent entièrement sur la « gauche » et sur l’extrême « gauche » « euro-constructives », sans en excepter le PCF « eurocommuniste » affilié à la « Gauche Européenne (PGE) ». La faute retombe aussi sur ceux qui cachent aux travailleurs la nature d’euro-diktat de la loi el Khomri, sur tous ceux qui « vendent » l’introuvable Europe sociale en édulcorant la nature de classe 100% réactionnaire et contre-révolutionnaire de l’UE de Maastricht : il ne faut pas oublier en effet que l’UE est le rejeton de la restauration capitaliste en Europe et de ce qui l’a suivi, la résurgence de l’impérialisme allemand flanqué de ses éternels collabos du grand patronat « français ».

 

Le PRCF est fier d’avoir lancé en 2004, seul en France et presque seul alors en Europe, la bataille pour les « quatre sorties » par la voie progressiste (nationalisations, coopérations internationales, progrès social, antifascisme et antiracisme…) : de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, du capitalisme. Plus que jamais, le PRCF appelle les communistes à s’unir sur cette ligne alternative à la subordination sans espoir du PCF au PGE et au PS de plus en plus social-fascisant de Valls-MEDEF et de Hollande-Daladier. Tant pour échapper au carcan euro-atlantique que pour briser la fascisation galopante en France, union et action pour briser la fascisation, stopper les régressions sociales et construire la « sortie progressiste » de l’UE ! La perspective d’organiser au plus tôt, pour commencer dans le Nord-Pas-de-Calais par ex., où les conditions politiques pour cela se consolident, une grande manifestation populaire contre l’UE, peut, entre autres initiatives unitaires concrètes, servir de levier concret aux progressistes radicalement euro-critiques.

 

A partir des luttes ouvrières, en prenant appui sur l’alliance combative et rassembleuse des deux drapeaux, rouge et tricolore, construisons le Front de Résistance Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (F.R.A.P.P.E. !) qui balaiera à la fois la monstrueuse UE et la fascisation dont les gouvernements maastrichtiens successifs se font les porteurs  en France (cf les tentatives clairement fascisantes d’interdire les manifs intersyndicales !) pour forclore à marche forcée les acquis et les souverainetés populaires.

Dans les jours qui viennent les militants du PRCF remettront aux autorités des 4000 signatures déjà collectées au porte-à-porte par les militants PRCF dans les cités populaires pour exiger un référendum permettant au peuple français de dire NON à son maintien mortifère dans l’UE.

Après le BREXIT anglais, la « Grande Evasion » des peuples étouffés par l’euro-prison a commencé : à terme, rien ne l’arrêtera. Il dépend des militants franchement communistes, des syndicalistes de classe, des vrais progressistes et des patriotes antifascistes et antiracistes, que cette sortie s’effectue par la gauche, à l’initiative des travailleurs, avec une forte impulsion des véritables communistes et en rendant à notre peuple le droit de construire le socialisme en France.

 

Tous ensemble construisons les conditions du FRECSIT, la France en Rupture avec l’Europe Supranationale du Capital à l’Initiative des Travailleurs !

 

*ou plutôt, FRECSIT : « France en Rupture avec l’Europe Supranationale Capitaliste à l’Initiative des Travailleurs ».

*« loi El Khomri », loi Peeters en Belgique et « Jobs Act » italien, comme on dit désormais dans la langue de Dante –sic -, sont des transpositions en droit « national » des sommations rédigées par Pierre Moscovici au nom de l’UE.

** Au passage, comment les eurocrates justifieront-ils désormais l’imposition de facto de l’anglais comme langue officieuse unique de l’UE (le commissaire français Moscovici tance en anglais ses ex-collègues du gouvernement français qui ne bronchent pas devant cette humiliation nationale). Mais il ne faut pas espérer que les eurocrates favorable au Traité transatlantique (« TAFTA ») lâchent le tout-anglais, même quand la Grande-Bretagne aura quitté l’UE !

Communiqué commun du PRCF 62, du PCF-62, de l’Association des Amis d’Edward Gierek et de la Coordination communiste NPdC (à l’issue du rassemblement de défense des communistes polonais à Lens et en complément du texte commun déjà déposé auprès du consul de Pologne en défense des communistes polonais).

 

De Varsovie à Paris, défendons les libertés démocratiques !

22 juin 2017

 

Unis contre la répression anticommuniste en Pologne et en Europe de l’Est, les signataires de ce communiqué n’en sont que plus déterminés à condamner la non moins fascisante interdiction par François Hollande d’une manifestation inter-confédérale contre une loi de grave régression sociale.

Avec cette mesure liberticide sans précédent depuis des décennies, le PS au pouvoir pave la voie de la droite ultra-thatchérienne et du FN ; mais l’autoritarisme sans limite du pouvoir se heurte et se heurtera à la détermination de la classe ouvrière, du monde du travail, des jeunes et des forces démocratiques, y compris à l’incompréhension des électeurs socialistes qui n’ont pas renié Jaurès et 1936.

Décidément, elle devient de plus en plus étouffante cette UE qui partout, impulse la régression sociale, le déni de démocratie, la répression anti-ouvrière.

Versailles et Vichy n’ont pas maté le mouvement ouvrier, ce n’est pas Valls-MEDEF, le nouveau Jules Moch, qui y parviendra. Faisons front pour le progrès social, l’indépendance nationale et les libertés démocratiques !

lundi 20 juin 2016

SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES POLONAIS REPRIMES
Rassemblement

Mercredi 22 juin 2016 à 18h

devant la gare de Lens
A l’initiative de l’extrême droite au pouvoir à Varsovie, la chasse
aux sorcières se déchaîne contre le Parti communiste polonais (KPP).
Alors que dans toute l’Union européenne criminalisation du
communisme rime avec réhabilitation du fascisme, alors qu’en France

certains voudraient briser les syndicats de lutte et le droit de grève, la  défense des communistes polonais relève à la fois de la solidarité internationale, de l’antifascisme et de la défense de nos libertés.
Pour le dire, un rassemblement se tiendra devant la gare de Lens ce mercredi 22 juin à 18 h. Les démocrates y sont cordialement invités


LIBERTÉ POUR LES COMMUNISTES POLONAIS

Nous apprenons la condamnation à 9 mois de travaux forcés contre des dirigeants communistes polonais.

Dans l’UE en pleine fascisation cette nouvelle serait le signe d’une étape qualitative supérieure de ce processus. Le pouvoir polonais a certes montré sa nature cléricalo-conservatrice et autoritaire. Mais en condamnant des militants politiques pour leurs convictions, ce pouvoir franchit le Rubicon qui sépare de manière de plus en plus ténue la démocratie bourgeoise et un régime fascisant.

Les signataires s’adressent aux forces démocratiques et ouvrières de France pour s’élever contre cette mesure inique qui rappelle les heures les plus sombres de notre continent. Il s’agit de défendre la liberté d’expression et d’organisation. Il s’agit de défendre la liberté de militants communistes qu’un pouvoir fascisant veut faire taire.

Chaque citoyen pourra par la même occasion constater que l’UE est non seulement silencieuse face à cette répression mais qu’elle nourrit cet anti-communisme qui lui-même est le signe avant coureur d’une attaque contre la démocratie et les droits sociaux et démocratiques des peuples, comme on le voit déjà en France avec la multiplication des lois liberticides, les violences policières contre les manifestants, la criminalisation des ouvriers CGT de Goodyear et d’Air France, etc.
Cette criminalisation galopante du communisme, à laquelle les pseudo-travaux de Courtois et Cie ont ouvert la voie en France, est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’une réhabilitation de moins en moins rampante des fascistes, des nazis et des racistes. Pour ne prendre qu’un exemple, il n’est que de voir comment l’UE-OTAN continue de soutenir le pouvoir de Kiev qui vient d’interdire le PC ukrainien, qui a massacré des syndicalistes à Odessa et qui vient de promouvoir au poste de président du Parlement le fondateur du Parti national-socialiste ukrainien.

Nous appelons à une solidarité de grande ampleur de la part de tous les communistes, de tous les syndicalistes combatifs, de tous les démocrates. Dans les heures et les jours qui viennent les signataires prendront des initiatives dans ce sens.





Signataires




Pôle de Renaissance Communiste en France, Comité international pour la solidarité de classe (CISC), section de Vénissieux du PCF, Coordination Communiste 59, Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest Pas-de-Calais, Cercle Communiste d'Alsace, Rouges Vifs 13, Fédération 62 du PCF, Collectif Communiste Polex, Association Nationale des Communistes, Les Amis d'Edward Gierek, Association Convergence communiste de l'Aude (ACC11), Club Penser la France
























lundi 30 mai 2016



Appel aux militants et aux travailleurs

 

Depuis plusieurs mois, la mobilisation contre la loi travail s'enracine dans le pays.

Ce mouvement, soutenu par la majorité de la population qui réclame le retrait de ce projet de loi, prend des formes diverses et s'oriente désormais, sous l'impulsion en particulier de la CGT et de ses militants mais dans le cadre d'une intersyndicale pérenne, vers le blocage de secteurs stratégiques de l'économie et des profits des grandes entreprises.

Pour les travailleurs, pas d'autre solution en effet pour gagner que de créer le rapport de force face à un pouvoir déterminé à passer en force et qui répond à la colère populaire à la fois par la brutalité de la gendarmerie et des CRS et par une campagne de haine de grande intensité menée par les médias de masse qui appartiennent pour la plupart aux grands groupes financiers.

Ce gouvernement, qui pourchasse au nom du MEDEF les militants syndicaux tout en enterrant toutes les affaires de corruption politico-financière, est en réalité le valet de l'oligarchie capitaliste européenne.

La loi El Khomri, simple décalque des injonctions européennes de juillet 2015, n'est que la suite logique et programmée de la politique menée depuis des années au service des grandes entreprises, à commencer par l'ANI, les lois Macron, sans oublier la casse des retraites, des services publics, de la sécu, des salaires, de l’emploi, … pendant que les profits des actionnaires et les salaires des patrons du CAC 40 explosent de manière insolente. La même politique planifiée au niveau européen qui plonge les peuples dans la misère et qui prétend limiter la démocratie à la stricte application des traités européens imposés contre la volonté des peuples.

Face à cette politique de destruction des conquêtes sociales arrachées par les travailleurs, les luttes ont connu plusieurs épisodes très importants dans notre pays depuis 20 ans : 1995, 2003, 2005, 2006, 2010 et désormais 2016 où l’affrontement de classes s’étend et s’aiguise.

80 ans après le Front Populaire dont les grèves permirent l'obtention d'avancées sociales de première importance, nous pouvons faire reculer le gouvernement, le MEDEF, l'UE qui cassent nos acquis et notre pays à condition de bloquer leurs profits.

A quelques jours d'un Euro-foot qui a rapporté des milliards aux géants du BTP, la victoire est à portée de main si nous parvenons à nous coordonner et à élargir encore la mobilisation à tous les secteurs dans l'optique de la généralisation des grèves et d'une manifestation nationale géante à Paris le 14 juin. Cela suppose de soutenir les héroïques syndicalistes et travailleurs en grève dans l'énergie, les transports, les ports et de développer la mobilisation dans les secteurs où elle peut encore s 'amplifier, en particulier dans la Fonction Publique qui serait dans la ligne de mire sitôt la loi passée comme ce fut déjà le cas pour les retraites.

 

Dès demain, dans les AG, dans les manifs, à la porte des entreprises, sur les lieux de blocage, faisons grandir l'idée que l’heure est venue d’une contre-offensive de classe et de masse des travailleurs, de la jeunesse et du camp progressiste !

Dans ce combat, tous ont leur place. Les retraités aussi ont un rôle à jouer et chacun doit agir selon ses possibilités, mais surtout participer.

La semaine qui arrive doit être une semaine de luttes, d'actions, de convergence…, elle doit permettre un rapport de force croissant. Plus rien ne doit nous arrêter ; le 14 juin, une marée humaine doit envahir Paris, pour imposer le RETRAIT de ce recul social, qui est une véritable trahison d'un gouvernement au service du capital.

Pour le retrait de la loi El Khomri, pour l'augmentation des salaires et des pensions, contre les lois anti-sociales de ces dernières années, comme le dit le secrétaire général de la CGT, nous tiendrons jusqu'au bout !

 

Tous ensemble, nous sommes les plus forts.

Front syndical de classe, 29 mai 2016