lundi 1 février 2016


Nous relayons ici le manifeste des continuateurs communistes
Pour le signez et montrez votre détermination à continuer un vrai parti communiste en France, utilisez le lien suivant:




MANIFESTE DES CONTINUATEURS COMMUNISTES :

Ensemble pour continuer le vrai Parti communiste en France !

 

 

Pour rallumer l’espérance révolutionnaire, nous assumons toute notre histoire

(réponse à Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF)

 

 « Il y a eu et il y aura un Parti communiste en France, avec vous, sans vous ou contre vous ».

André Tollet, dirigeant de l’insurrection parisienne de 44, à l’adresse des dirigeants « mutants » du PCF

 

 « Il existe en France un noyau révolutionnaire indestructible ».

Marcel Paul, déporté-résistant, ministre communiste en 1945, artisan central des nationalisations

 

Devant la fascisation galopante de notre pays à laquelle, de son propre aveu, le PCF n’arrive pas à faire face alors qu’il y va de sa responsabilité historique, l’heure est au bilan. Qui présentera un jour à la direction du PCF la lourde addition que comporte, pour notre peuple, l’abandon des principes léninistes et des positions de classe qu’ont signifié la « mutation » réformiste du parti et sa « métamorphose » en membre « euro-constructif » du Parti de la gauche européenne ?

 

L’aveu d’Olivier Dartigolles

Confrontée à un échec généralisé (pas seulement sur les plans électoral et organisationnel mais aussi sur le plan de l’effondrement du rapport des forces entre le Capital et le Travail), cette direction ne peut que reconnaître le désaveu populaire à répétition qu’elle subit – comme l’a récemment fait le porte-parole du PCF dans Le Figaro du 14 janvier 2016…. – mais jamais pour l’attribuer à la politique qu’elle mène délibérément et que caractérisent le suivisme à l’égard de la social-démocratie, la ligne euro-béate de « réorientation progressiste de l’euro », la liquidation de l’outil de masse et de classe qu’était encore le PCF, malgré les premiers glissements idéologiques survenus alors, jusqu’au refus du traité de Maastricht inclus (septembre 1992).

Au contraire, ce serait toujours de la faute au PCF en soi, de l’histoire qu’il porte en lui malgré sa direction actuelle, de ce qu’il véhiculerait de négatif au regard d’une prétendue « crise de confiance qui touche les partis ». Singulier raisonnement qui conduit à mettre en accusation le PCF ouvrier, patriote… et marxiste-léniniste des années 1930 / 1970 (à l’époque où ce parti était à la fois le premier parti dans la classe ouvrière et dans la nation, ce qui dura jusqu’à la période du programme commun) et qui dédouane les directions mutantes actuelles ; car en fait d’ « élargissement » et de « rénovation », ces directions ont conduit à la baisse dramatique des effectifs organisés, à l’écroulement électoral et au recul généralisé dans la bataille d’idées contre le Capital.

 

          La direction liquidatrice prétend que, pour s’adresser au peuple, il faudrait au fond moins de Parti, alors qu’il en faut évidemment plus et mieux. C’est largement parce que nous n’avons plus de PCF digne de ce nom que les forces de la réaction s’avancent.

C’est aussi parce que le PCF n’a cessé, sous couvert de « rénovation », de se social-démocratiser, que le PS a eu les mains libres – il  ne demandait d’ailleurs que ça ! – pour se rapprocher ostensiblement de la droite et du patronat, et que la droite elle-même, de plus en plus délestée de tout contrepoids politique progressiste, a pu se lancer dans ses fascisantes surenchères avec le FN.

« Il faudra tout explorer, sans tabou », nous dit alors Olivier Dartigolles, toute honte bue, alors que par avance, depuis plus de vingt ans, est éludé le bilan désastreux de la mutation-dénaturation et du ralliement destructeur du PCF au principe de la « construction » européenne. Et Dartigolles d’évoquer la possibilité d’un changement de nom du parti : « Communisme reste un joli mot. On y trouve le terme commun. Réfléchir autour de cette notion pourrait être l’un de nos grands défis, pour s’opposer aux divisions, aux inégalités. »

 

Nous y voilà ! Ils garderont peut-être le mot « communisme », puisqu’il faut bien gérer la « marque » et tenter d’empêcher que les vrais communistes, actuellement membres ou non membres du PCF, ne reprennent à leur compte l’héritage communiste français ; ou bien la direction du PCF conservera en guise d’alibi le mot « commun »… ou bien pourquoi pas, elle gardera seulement l’expression « com », ce fétiche de tous les « porte-parole », de tous les démagogues, de tous les partis bourgeois qui remplacent le contenu de classe, les analyses marxistes, l’organisation en classe ouvrière, par les « relations publiques »…

Encore et toujours : « rénover » pour mieux liquider !

Mais surtout, on peut gager que ces messieurs remettront en question les mots « Parti » et le mot « français » du sigle PCF.

 

Le Parti ? C’est « ringard » pour les petits bourgeois que les dirigeants du PCF à la dérive souhaitent flatter, toujours dans le sens du poil, à chaque nouvelle vague de cet anticommunisme qui tourne aujourd’hui à la répression maccarthyste dans un nombre croissant de pays d’Europe. Tellement « ringard » en effet que, pendant que les travailleurs de France n’auraient plus de parti à eux – avec tout ce que cela implique d’implantation dans les entreprises, de liens vivants avec le syndicalisme de classe et de masse, d’organisation à la fois démocratique et centralisée pour faire face au Capital de référence assumée à l’histoire du Mouvement ouvrier et communiste international et français (Commune de Paris, Révolution d’Octobre, Congrès de Tours, Front populaire, Résistance patriotique armée, combats héroïques de l’Armée rouge, œuvre des ministres franchement communistes de 1945/47, luttes de l’après-guerre pour la paix, la démocratie, l’indépendance nationale, le progrès social, contre le colonialisme et les croisades antisoviétiques…), les forces réactionnaires, elles, se doteraient sans états d’âme de puissants partis réactionnaires et fascisants pour écraser le mouvement populaire, liquider l’indépendance et l’existence même des nations, pour menacer la paix du monde et pour reprendre jusqu’au dernier tous les acquis sociaux, démocratiques, laïques, etc. qu’a arrachés au prix du sang le mouvement ouvrier et démocratique français.

 

La France ? Cela fait des années que la fausse gauche et ceux qui la suivent laissent les fascistes souiller la Nation sans la défendre en répudiant l’idée de souveraineté nationale et en soutenant les illusions paralysantes du Parti de la Gauche Européenne sur l’impossible « réorientation progressiste de l’UE ». C’est au contraire quand le PCF des Cachin, Thorez, Duclos, Frachon, Croizat, Sémard, Danielle Casanova, etc. puis, de manière moins conséquente, celui de Georges Marchais, mettaient la classe ouvrière au cœur de la nation en unissant dans les luttes le drapeau rouge au drapeau tricolore, que le PCF était devenu, pour le bien du peuple français, le premier parti de France avec une solide influence dans les milieux intellectuels (Politzer, Aragon et Elsa, Eluard, Langevin, Wallon, Picasso, Léger, Lurçat, Jean Vilar, etc.).

Comment s’étonner au contraire, alors que la référence à la classe ouvrière a depuis longtemps été rayée des statuts du PCF (ainsi que celles au centralisme démocratique, à l’internationalisme prolétarien, au marxisme-léninisme…) et que le PCF a de fait substitué à la bataille pour le produire en France les fumées de l’ « Europe sociale » (introuvable !) et du « service public européen », si le dangereux FN s’implante dangereusement dans nombre de localités communistes ou ex-communistes, Nord-Pas-de-Calais, Région parisienne, etc. ?

 

En revanche on peut parier que les dirigeants de l’actuel PCF-PGE ne toucheront jamais au « tabou » majeur : l’affiliation de leur nouveau mouvement « pour le communisme » (cette notion qu’ils veulent vider de tout contenu de classe précis) au Parti de la Gauche Européenne, que préside M. Pierre Laurent, ainsi que l’adhésion de ce mouvement aux mythes réformistes paralysants de la « réorientation sociale, démocratique et pacifique » de l’UE, cette prison des peuples dont la capitulation finale d’Alexis Tsipras, soutenue par Pierre Laurent, a prouvé qu’elle est totalement antinomique de progrès social, de solidarité internationale et d’indépendance nationale.

 

Communistes, on ne lâche rien !

Eh bien non ! Nous refusons cette ultime liquidation qui, si les continuateurs du parti communiste ne s’unissent pas pour lui faire face, aggravera la paralysie du mouvement populaire pilonné par la réaction, par la justice de classe et par le patronat. Du véritable P.C.F., nous, militants franchement communistes, nous entendons tout garder, fût-ce en ravivant ce grand héritage historique au feu de l’affrontement de classes actuel qui se fait de plus en plus brutal sur fond de fascisation de la société, de guerres impérialistes sans fin et de durcissement sur tous les plans (politique, répressif, économique, militaire, culturel, linguistique…) de la dictature euro-atlantique..

C’est pourquoi, en lien avec les luttes des travailleurs, il nous faut retrouver et reconstruire ensemble le parti dans sa forme léniniste, le plus bel outil organisationnel jamais forgé par le mouvement ouvrier.

 

La France, non seulement nous n’entendons pas l’abandonner aux fascistes, mais nous leur dénions le droit d’en usurper le nom afin de diviser la nation entre « bons » et « mauvais » Français dans l’unique but d’aggraver la dictature de l’oligarchie capitaliste sur la société. Comme Jean Ferrat chantant Ma France, celle des révolutions, des Lumières communes et des artistes, nous combattons à la fois l’UMPS maastrichtien qui dissout notre pays dans l’Empire euro-atlantique, et l’ultra-droite sarko-lepéniste, qui souille et dévoie le grand héritage républicain, laïque et humaniste du peuple français. Et cela ne nous empêche nullement, bien au contraire, de combattre à boulets rouges le lepénisme, la Françafrique néocoloniale et les ingérences incessantes de l’impérialisme « français » en Ukraine et au Proche-Orient.

 

Si la prétendue stratégie anti-FN des dirigeants actuels du PCF a échoué, de même d’ailleurs qu’un certain antifascisme incantatoire et purement moralisateur (comme le reconnaît à demi-mots M. Dartigolles), le PRCF et tous les militants franchement communistes qui, soit militent encore au sein du PCF, soit se sont organisés à l’extérieur pour continuer le combat révolutionnaire, portent depuis longtemps une solution dont le principe a été validé par l’histoire : sous l’impulsion de la classe ouvrière et du monde du travail, associer la défense de la Nation, l’anti-impérialisme et l’antifascisme systématiques pour isoler le grand capital et rouvrir, non dans les mots mais dans les actes, le chemin de la révolution socialiste à notre pays. C’est dans cet esprit que nous portons une stratégie innovante, bien qu’elle plonge ses racines dans les orientations fondamentales du Front populaire et de l’Internationale communiste : sans jamais nous soumettre au parti « socialiste », nous appelons à l’unité d’action des communistes en rejetant toute tutelle de dirigeants en route vers la liquidation finale du PCF, à l’union des syndicalistes de lutte pour le tous ensemble et en même temps du monde du travail, à un large Front Antifasciste, Patriotique et Populaire pour sortir notre pays de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. Et face à tous ceux qui « inventent » des utopies fumeuses pour mieux éluder la confrontation de classe avec Hollande, nous réaffirmons que la vraie solution pour remettre  notre peuple sur la voie du progrès social, de la paix et de la démocratie véritable, reste le socialisme dans la visée du communisme ; ce qui implique toujours la conquête du pouvoir politique par la classe travailleuse (laquelle inclut l’immense majorité des chômeurs, des pensionnés et des jeunes en formation) et la socialisation des grands moyens de production et d’échange.

 

Faisons renaître le vrai PCF !

En bref, nous défendons la nation contre ceux qui la divisent et la déshonorent : les fascistes et tous ceux qui pactisent avec eux, mais aussi contre ceux qui dissolvent la France dans le bain d’acide de l’UE supranationale et du « Pacte Transatlantique », qu’il s’agisse des pseudo-« Républicains » de Juppé et de Sarkozy ou des pseudo-« socialistes » qui suivent Hollande, Valls, Macron et Cie. Et oui, nous assumons fièrement, contre les sociaux-démocrates de plus en plus décomplexés qui dirigent l’actuel PCF en sursis, la fermeté léniniste contre la liquidation et le laisser-faire mencheviks, contre les ego tout-puissants et la présomption anarchisante, contre le refus désarmant de la « forme-parti » cher aux idéologues pseudo-modernes qui prônent ainsi le désarmement unilatéral du camp des travailleurs.

Plus que jamais, les militants du Pôle de Renaissance Communiste en France, et avec lui tous les militants franchement communistes qui veulent continuer le combat communiste, assument leurs responsabilités en tendant la main à toutes celles et à tous ceux qui ont compris ceci : le besoin de continuer et de faire renaître le vrai parti communiste en France est vital pour notre peuple et pour sa classe ouvrière agressée comme jamais, mais disposée à affronter l’adversaire de classe si on l’aide à reconstruire ses outils militants (cf. les luttes dures à Goodyear, Air France, à la SNCM, à l’EDF, etc.).

 

Nous appelons donc les communistes, membres ou pas du PCF, à se saisir du présent Manifeste des continuateurs communistes pour qu’approche à grand pas la reconstruction du vrai Parti communiste en France. Pour continuer le vrai PCF dont la direction voudrait officialiser la liquidation en catimini, nous tendons la main aux communistes de France : préparons-nous ensemble, camarades, dans l’unité d’action franchement communiste et les initiatives communes, à répondre présents au rendez-vous de l’histoire.

 

Sous la bannière rouge frappée de la faucille et du marteau victorieuse de Stalingrad à Berlin, dans la continuité d’Octobre 1917, du Congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance antifasciste et des grandes luttes du véritable PCF, sans jamais fléchir devant la réaction et la trahison, en avant tous ensemble, camarades !

 

 

Les trente premiers signataires

Léon Landini, anc. officier FTP-MOI, Médaille de la Résistance, président du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Pierre Pranchère, ancien maquisard FTP, anc. député de Corrèze, vice-président du PRCF, Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national du PRCF, Antoine Manessis, responsable international du PRCF (38), Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine (78), Aymeric Monville, militant communiste, éditeur (Paris), Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue Etincelles (80), Vincent Flament, rédacteur en chef d’Initiative communiste (59), Jany Sanfelieu, secrétaire du PRCF (89), Annette Mateu-Casado, trésorière nationale du PRCF (66), Benoît Foucambert, syndicaliste enseignant (81), Jo Hernandez, secrétaire de la commission Luttes du PRCF, Bernard Parquet, anc. directeur de l’Ecole centrale du PCF (94), Gilliatt De Staërck, militant des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (22), Sophie Peuch, responsable du CL’IC rouge (19), Madeleine Dupont, militante de la solidarité de classe internationale (62), Fadi Kassem, responsable PRCF francilien, Gwenaël Bidault, syndicaliste protection sociale (22), Nicole Lochouarn, syndicaliste territoriale (92), Bernard Colovray, ouvrier du Livre retraité (69), Bernard Guillaumin, PRCF (78), Jean-Michel Padot, conseiller municipal franchement communiste de Bully-les-Mines (62), Anna Persichini, militante syndicale métallurgie (06), Nathalie Meyer, militante mutualiste (84) ; Jacky Omer, PRCF, militant syndical de classe (SNCF), Alain Combe, militant communiste, présentement privé d’emploi (87), Luc Wajs, militant syndical (13), Jean-Claude Houseaux, médecin, mil. Communiste (84), Claude-Emile Tourné, médecin, militant communiste (fils d’André Tourné, Brigadiste international d’Espagne, ancien député, 66) ;  Jean-Michel Pascal, syndicaliste fonction publique (75) ; Boris Differ, étudiant, militant JRCF (31) ; Antoine Dos Santos Mateus, étudiant  (77), Betty Tambuscio, syndicaliste (MC)

mercredi 27 janvier 2016


En de nombreuses villes de France, les militants du PRCF ont manifesté aux côtés des travailleurs de la fonction publique et de l’Education nationale en grève tout en proposant les solutions franchement communistes exposées dans « Initiative communiste » et dans les tracts de solidarité avec Air France et les Goodyear. Voici un commentaire et un appel à l’action du secrétariat national du PRCF :

 

MALGRE LES EFFORTS POUR MUSELER L’EXASPERATION SOCIALE,

LA COLERE NE DEMANDE QU’A EXPLOSER EN FRANCE

QUE FAIRE pour qu’émerge le « TOUS ENSEMBLE »
du monde du travail et du camp progressiste ?

 

Propositions d’initiatives unitaires du secrétariat national du PRCF, suite aux actions du 26 janvier 2016

Tout est fait en France depuis des années pour que les travailleurs ne puissent pas riposter « tous ensemble et en même temps » aux énormes régressions que leur infligent les gouvernements successifs au service de l’UE et du MEDEF. Luttes séparées et successives des différents secteurs victimes d’attaques, journées d’action sans suite et sans plan d’action POUR GAGNER, « syndicalisme rassemblé » derrière les jaunes de la CFDT, suivisme à l’égard de la Confédération européenne des Syndicats (pro-Maastricht), « débat » public biaisé entre une fausse gauche bobo, type Cohn-Bendit, qui déteste la nation et une droite ultraréactionnaire type Finkielkraut qui cultive la xénophobie et les divisions entre travailleurs (privé contre public, actifs contre chômeurs, étudiants contre retraités, travailleurs français contre travailleurs immigrés, travailleurs salariés contre travailleurs « indépendants », etc.).

Et comme le PCF inféodé au Parti de la Gauche Européenne démobilise le peuple en lui vantant l’absurde « Europe sociale » et l’impossible « réorientation progressiste de l’euro » - cette machine contre les acquis sociaux et la souveraineté des nations -, comme la prétendue « extrême gauche » vomit la France et épargne l’UE, cette dictature impérialiste, fascisante, patronale et antinationale entièrement conçue pour le grand capital et totalement contraire à l’intérêt des couches populaires et moyennes, comment s’étonner que notre peuple soit désemparé. Il n’est que de voir comment à Calais, certains activistes « No borders ! » (qui méprisent autant notre langue que notre pays) ont cru malin de taguer « nique la France ! » sur une statue de De Gaulle en provoquant l’odieuse riposte d’éléments pogromistes auxquels les récentes manifs d’Ajaccio suscitées par des régionalistes arabo-phobes  n’avaient, hélas, rien à envier !

 

Il n’empêche : les attaques sont si graves  contre les travailleurs du privé (casse du droit du travail et de la durée légale du travail, chantage « emploi contre austérité »), contre les fonctionnaires (blocage des salaires, dépeçage des statuts, management inhumain, centaines de milliers d’emplois détruits, précarisation, perte de sens des missions), mais aussi contre les chômeurs (baisse des indemnités chômage, raccourcissement de la durée d’indemnisation), contre les pensionnés, contre les syndicalistes de lutte (Goodyear, Air France, EDF, Ford, SNCM, Arjowiggins…), contre les cheminots, les agents EDF, les ouvriers d’Alsthom (milliers de suppression d’emploi), contre le « produire en France », contre les libertés démocratiques (état d’urgence à rallonge, lois liberticides pseudo-« sécuritaires », tutelle vétilleuse de la France sur le ministère de l’Economie) que la cocote minute est proche de l’explosion. On l’a vu avec la révolte légitime des ouvriers CGT d’Air France, puis des ouvriers CGT de Goodyear, ainsi qu’avec le réjouissant soutien de masse qu’obtiennent ces derniers dans la population ouvrière.

Mais ce n’est pas tout, les petits paysans et éleveurs trahis par la FNSEA se révoltent eux aussi contre l’écrasement des prix que leur fait subir l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » prescrite par l’UE. Bien entendu, les travailleurs qui, pour nourrir leur famille, travaillent comme VTC, ne doivent en aucun cas être diabolisés et frappés, car eux aussi sont des victimes du capital. Mais la brutale et illégale déréglementation qui est imposée aux artisans-taxis participe elle aussi, comme dans d’autres secteurs de l’artisanat, de cette dérégulation néolibérale au service des plus riches (après une phase initiale destinée à hameçonner les gogos qui espèrent en la « nouvelle économie » capitaliste) tout en détruisant tout ce qui faisait la « douceur de vivre » en France depuis le Front populaire et les grandes réformes sociales impulsées en 1945 par les ministres communistes Thorez, Croizat, Marcel Paul, Tillon, etc..

 

C’est pourquoi, dans la phase de décomposition nationale que vit notre pays successivement « dé-Maas-tricoté » par Juppé, Sarko, Hollande-Macron, il n’y a que deux issues possibles :

  • soit la gauche populaire et militante continue à se trainer derrière le PS, par exemple en envisageant de participer à la « primaire socialiste » comme l’annonce P. Laurent, continue de palabrer sur l’introuvable « Europe sociale » et abandonne la nation au FN, qui dévoie le patriotisme, et que les dirigeants syndicaux continuent de saucissonner les luttes en comptant sur le légitimisme des syndiqués. Dans ce cas, notre pays court vers une implosion déshonorante porteuse de fascisation galopante comme l’annonce la montée des régionalistes réactionnaires (Bonnets rouges, Talamoni…), celle des communautarismes intégristes, celle aussi du FN, cette roue de secours fascisante de l’UE, la grande histoire de notre peuple est alors menacée d’une fin aussi sanglante que déshonorante ;
  • soit les vrais communistes s’unissent dans l’action indépendamment de la direction du PCF-PGE, les vrais syndicalistes cessent de s’en remettre aux états-majors et à leur éventuel « redressement », les travailleurs exigent partout, en prenant appui sur le mouvement de solidarité avec Goodyear, une manifestation nationale unitaire contre la répression patronale et l’ensemble des contre-réformes, les patriotes antifascistes défendent ensemble, de manière visible, l’idée de sortir par la gauche de l’UE supranationale ; et alors une contre-offensive progressiste analogue à celle du Front populaire, antifasciste et patriotique de 1934/36 est possible pour le plus grand bien de notre pays et des peuples voisins.

 

Dans ces conditions, le PRCF, qui a conscience de l’état d’urgence sociale absolue où se trouve le camp du progrès et des travailleurs, renouvelle solennellement ses propositions :

  • organisations syndicales à tous les niveaux, organisations progressistes, intellectuels de progrès, discutez à tous les niveaux d’une manifestation nationale pour l’emploi, le pouvoir d’achat populaire, le produire en France, la Sécu, les retraites, les services publics, les statuts et le Code du travail, contre l’ensemble des contre-réformes de Valls-MEDEF et de l’UE, contre leurs lois liberticides et la répression antisyndicale, contre les guerres impérialistes !

 

  • progressistes qui refusez à la fois l’UE et la nébuleuse UM’ Pen, exprimons-nous ensemble ; séparément nous sommes invisibles et nous laissons croire à notre peuple qu’il n’y a d’autre choix que des eurosceptiques réacs ou la pseudo-« gauche » atlantique et antinationale ; sans que quiconque se rallie à quiconque, organisons une table ronde des progressistes anti-UE nationalement et à tous les niveaux ! Le PRCF vous a écrit. Certains ont répondu, d’autres pas… Réagissons sans esprit de boutique ni quant-à-soi déplacé !

 

  • Communistes franchement anti-UE, poursuivons et approfondissons la bataille commencée le 30 mai dernier pour offrir aux communistes qui s’interrogent et à tous les travailleurs en lutte une vraie perspective stratégique nouvelle : celle qui consiste à appeler notre pays à sortir par la gauche, par la voie progressiste des nationalisations, de la démocratie, de la coopération internationale, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET DU CAPITALISME.

 

             A chacun de prendre ses responsabilités en disant ce qu’il propose, non pas « en général » et dans l’abstrait (tout le monde veut, sur le papier, la liberté, l’égalité et la fraternité, tout le monde peut dire, sans rien faire de concret, « à bas le capitalisme » !), mais en déclinant publiquement ses propositions pratiques.

 

             C’est ce que fait le PRCF en invitant les travailleurs à débattre de ses propositions et à en formuler d’autres. Il y a urgence pour la nation, pour la République, pour le progrès social et pour les libertés !

jeudi 21 janvier 2016

Le PRCF relaie l'appel lancé par la CGT Goodyear pour la création de comité de soutien et prépare d'ores et déjà la mobilisation et rappelle que s'il y a les Goodyear, il a aussi les Arjowiggins, les Air France, les marins de Sea France, de la SNCM, les agriculteurs, et bien d'autres encore attaqués, condamnés, bloqués dans leur carrière pour avoir défendu l'intérêt commun







Créez votre comité local de soutien


aux 8 condamnés de Goodyear


 Cher(e) ami(e),


           la CGT Goodyear souhaite vous remercier pour le formidable élan de solidarité que vous avez exprimé en réclamant avec nous le retrait des poursuites contre nos 8 camarades injustement condamnés par le Tribunal correctionnel d’Amiens.


En exigeant, par la voix du Procureur des peines de prison ferme, Hollande, Valls et Macron espèrent intimider les salariés qui redressent la tête et agissent pour la défense de leurs droits.


Mais, depuis une semaine, c’est un formidable mouvement citoyen qui leur répond qu’on ne se laissera pas impressionner et que nous déjà sommes déjà près de 150 000 et bientôt plusieurs centaines de milliers à exiger la justice pour les 8 de Goodyear.


Afin d’amplifier cet élan, de permettre à ceux qui le souhaitent de s’exprimer et de préparer un rassemblement aussi massif que possible à Amiens le jour de l’audience devant la cour d’appel, nous proposons à tous celles et ceux qui le souhaitent de créer dans leur ville, leur arrondissement ou leur entreprise un comité de soutien des 8 de Goodyear.


L’objectif immédiat est d’avoir partout des points de relais pour continuer à faire signer aussi largement que possible la pétition.


Si vous souhaitez participer à cette démarche, prenez contact avec nous en envoyant un mail à l’adresse suivante :




en indiquant vos nom, prénom, adresse postale ou entreprise et numéro de téléphone.


Afin de faciliter le traitement de vos réponses et la mise en contact des participants, nous vous demandons d’indiquer dans l’objet du mail IMPÉRATIVEMENT et UNIQUEMENT votre CODE POSTAL de résidence.


 


Fraternellement,


La CGT Goodyear

jeudi 14 janvier 2016


COMMUNIQUE DE LA COMMISSION LUTTES

DU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

Paris, 12 janvier 2016

 

 

Contre la social-fascisation impulsée par Valls-MEDEF,

solidarité avec les ouvriers CGT d’Air-France et de Good Year.

Riposte générale du monde du travail !

 

 

Il est temps de construire une manifestation nationale unitaire des forces syndicalistes et progressistes avec appels à la grève !

Dès la mise en ligne de la pétition de soutien aux 8 travailleurs de Goodyear dont cinq militants de la CGT, le PRCF a appelé à la signer et la faire signer, a exprimé sa solidarité et dénoncé le rôle du gouvernement Valls-Macron qui tire les ficelles et a permis la scandaleuse condamnation à la prison ferme de syndicalistes CGT chez Good Year puisque c’est le Parquet, qui dépend du gouvernement, qui avait maintenu la plainte contre la CGT alors que l’entreprise l’avait retirée

 

Une manifestation nationale unitaire des syndicalistes de lutte et des vrais progressistes pour la solidarité avec les ouvriers de Goodyear et d’Air France, avec également les marins en lutte de la SNCM (Marseille) ouvertement menacés d’agression par certains patrons corses fascistes, pour les libertés syndicales, contre l’État policier et l’ensemble des contre-réformes impulsées par l’UE et par Valls-MEDEF, s’impose : plus que jamais, tous ensemble et en même temps.

 

A l’abri de l’état d’urgence à perpète de Hollande, du FN et de l’UMP (ce texte ayant aussi été voté par le PCF au parlement !), le patronat avance et veut écraser le mouvement ouvrier et la CGT dans leur ensemble. Une riposte nationale s’impose d’autant plus qu’avant les attentats du 13 novembre et la réponse exclusivement guerrière et policière que leur a donnée le pouvoir, la classe ouvrière était en ébullition et se reconnaissait pleinement dans la chemise arrachée des exécutants patronaux chargés d’exécuter Air-France pour le compte des actionnaires… et du principal d’entre eux, le gouvernement Valls-Macron.

 

Cette répression fait suite à beaucoup d’autres sur le plan social (casse du code du travail, augmentation miséreuse du SMIC, blocage des salaires et pensions de retraite avec à la clé des milliards de cadeaux au patronat sans contrepartie….) S’ajoute à cette triste liste, l’état d’urgence qui n’aura aucun impact sur les possible attentats mais réduit considérablement les libertés collectives et individuelles de nos concitoyens et en particulier les militants de classe et les communistes révolutionnaires.

 

Bien entendu, le MEDEF applaudit la chasse aux Rouges, la droite surenchérit, y compris les pseudo-« modérés » à la Juppé ou à la Raffarin, et le F.N., ce faux ami des ouvriers, se tait et ne cesse de traîner dans la boue les syndicalistes CGT. Tout cela se passe dans le cadre du processus actuel de désintégration de la France, de la République, du « produire en France » et des acquis sociaux de la Résistance auxquels les partisans de la      « construction européenne », de l’euro et des guerres incessantes de l’OTAN veulent « faire la peau ».

LA CLASSE OUVRIERE DOIT REAGIR PENDANT QU’IL EN EST TEMPS POUR STOPPER LA DESINTEGRATION MAASTRICHTIENNE DE LA FRANCE ET LA FASCISATION GALOPANTE DE NOTRE PAYS.

•A BAS LA REPRESSION PATRONALE ET GOUVERNEMENTALE CONTRE LA CLASSE OUVRIERE ET CONTRE LA C.G.T. !

•RETRAIT DE TOUTES LES LOIS LIBERTICIDES, DE L’ETAT D’URGENCE A PERPETE, DES CONTRE-REFORMES IMPOSEES PAR l’UNION EUROPEENNE, LE GOUVERNEMENT VALLS-MEDEF

 

Le PRCF appelle ses militants à participer aux rassemblements de soutien qui auront lieu partout en France et à diffuser le présent texte.